Education - Manque d'effectif et suppression des classes

La FSU tire la sonnette d'alarme

  • PubliĂ© le 6 septembre 2011 Ă  16:30
Classe de primaire (photo d'archives)

La FSU (fédération syndicale unitaire) a livré ses impressions sur la rentrée 2011/2012 ce mardi 6 septembre 2011. Le syndicat dénonce notamment le manque d'effectif dans l'éducation, le non-remplacement des départs à la retraite et les classes surchargées. "La situation se dégrade de plus en plus chaque année", regrette Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU. "Nous continuerons à nous mobiliser parce qu'il faut que le rectorat nous donne les moyens de redresser cette situation explosive", prévient-il en annonçant qu'il répondra présent au mouvement de grÚve du mardi 27 septembre 2011.

La rentrée est tendue du cÎté des professionnels de l'éducation nationale. Hier, lundi 26 septembre, la CGTR Educ'Action et le SAIPER (syndicat alternatif des instituteurs et des professeurs des écoles) faisaient part de leurs mécontentements face aux suppressions d'emploi et à la fermeture des classes. Aujourd'hui, c'est au tour de la FSU de dresser la situation difficile dans l'éducation nationale sur l'ßle.

"Les classes sont surbookées, ça pose un énorme problÚme. On est en manque d'effectif, les départs à la retraite ne sont pas remplacés. Sur les 182 personnes parties à la retraite dans le premier degré l'an dernier, seuls 60 places ont été attribuées, c'est incompréhensible", s'insurge Didier Gopal, secrétaire académique du SNUIPP-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc). "A cela s'ajoute la suppression des classes, les restrictions budgétaires, et tout cela engendre des inégalités dÚs l'école primaire", explique-t-il.

MĂȘme son de cloche du cĂŽtĂ© de l'enseignement professionnel. "On est lĂ  pour mettre en avant ce qu'on a constatĂ©, c'est-Ă -dire que beaucoup de postes ne sont pas remplacĂ©s, que les classes sont supprimĂ©es et que la situation est de plus en plus grave pour les Ă©lĂšves et pour le corps enseignant. Il y a un vrai problĂšme", indique Charles Lopin, reprĂ©sentant du SNUEP-FSU (syndicat national unitaire de l'enseignement professionnel).

Par ailleurs, le lycĂ©e de la Possession est en grĂšve depuis ce matin pour dĂ©noncer les conditions de travail. "On a des classes surchargĂ©es, certaines filiĂšres sont regroupĂ©es alors qu'elles n'ont rien Ă  faire ensemble. On a par exemple 36 Ă©lĂšves de 1Ăšre L et ES rĂ©unis dans une mĂȘme division, ce qui fait qu'ils se retrouvent dans des classes surchargĂ©es avec des options qui ne correspondent pas forcĂ©ment Ă  leur profil", dĂ©clare Françoise Le Poan, professeur d'histoire-gĂ©ographie au lycĂ©e de la Possession. "Je suis donc ici pour ajouter notre situation au bilan dressĂ© par les syndicalistes", ajoute-t-elle.

Pour sa part, Christian Picard souligne : "Aujourd'hui, la situation sur le dĂ©partement se dĂ©grade de plus en plus, et il est de notre devoir de nous mobiliser pour sauver l'Ă©ducation nationale. On espĂšre que le message sera entendu par le rectorat et qu'on nous donnera les moyens de relever la tĂȘte".

Samia Omarjee pour
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