Face aux menaces inédites qui pèsent sur la Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal levier de financement du logement social en Outre-mer, les acteurs de la filière logement tirent la sonnette d'alarme. À La Réunion, cette aide devrait passer de 80 à 27 millions d'euros. Réunis ce mercredi 10 juin 2026 au MOCA à Saint-Denis, élus, représentants de l’État, collectivités, partenaires financiers, bailleurs sociaux et acteurs associatifs craignent les conséquences directes sur la production de logements. Dans l'île, plus de 50.000 ménages sont en attente d’un logement social (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Cette baisse intervient alors que le territoire fait déjà face à une pression sans précédent. Plus de 53.000 demandes de logement social sont aujourd’hui enregistrées à La Réunion et les projections de l’Insee estiment les besoins à 172.500 logements à l’horizon 2050.
- 100.000 logements sociaux pourraient manquer à La Réunion -
Selon l'Armos - qui fédère les sept promoteurs sociaux de La Réunion - à défaut d’une réponse adaptée, près de 100.000 logements pourraient manquer aux familles réunionnaises dans les 25 prochaines années.
"Il faut construire 4 à 6.000 logements sociaux tous les ans mais avec la baisse drastique de la LBU, on va programmer 200 à 300 logements par an", s'inquiète le représentant de la FRBTP.
Le logement social représente plus de 30 % de la commande publique du BTP. Près de 10.000 emplois indirects dépendent de cette filière.
"Le logement social reprĂ©sente en effet un pilier essentiel du modèle rĂ©unionnais. Un quart de la population vit dans un logement social, contre 16 % dans l’Hexagone, tandis que 36 % des familles rĂ©unionnaises vivent sous le seuil de pauvretĂ©. Le besoin de logements abordables demeure donc particulièrement fort", rappelle l'Armos.Â
- Le logement social, c'est accompagner les Réunionnais dans leur vie quotidienne -
Au-delà des chiffres, les participants ont insisté sur ce que représente le logement social dans la vie des Réunionnais et sur la responsabilité collective d’en préserver les moyens d’action.
Les débats ont également rappelé que le logement social ne se limite pas à bâtir ou réhabiliter des logements : "il s'agit aussi d'agir au quotidien pour améliorer le cadre de vie, favoriser la tranquillité résidentielle, soutenir les habitants les plus fragiles et renforcer le lien social dans les quartiers. Les interventions de la Police nationale, de l’ALEFPA et des bailleurs sociaux ont mis en lumière l’importance d’une mobilisation collective autour des enjeux de prévention, d’accompagnement social et de sécurité du quotidien", souligne l'Armos.
Comme l’a rappelé Valérie Lenormand, présidente de l’Armos-oi : "le logement social, c'est accompagner les Réunionnais à chaque étape de leur vie : permettre à un jeune de démarrer dans la vie, à une famille de construire son avenir, ou encore à une personne âgée de vieillir dignement. Malgré les difficultés, les bailleurs sociaux restent des acteurs engagés. Maintenir des financements à la hauteur des enjeux, c'est préserver la capacité de La Réunion à loger ses habitants et faire du logement un véritable atout social et économique pour notre île. Soutenir le logement social, c'est investir dans l'avenir du territoire : sa cohésion, son emploi et sa solidarité."
Pour les participants au Forum, l’enjeu dĂ©passe largement la seule question budgĂ©taire. La baisse des financements intervient sans que les consĂ©quences concrètes pour les territoires, les habitants et les filières Ă©conomiques aient pu ĂŞtre pleinement mesurĂ©es.Â
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vite il faut une politique de gauche! education logement santé votez LFI :)
Le logement social représente en effet un pilier essentiel du modèle réunionnais
Voila le probleme
Il faut bien se serrer la ceinture avec l'argent que macron a donné à L'Ukraine :30 milliards en plus des 30 milliards donnés chaque année à l'Europe. Sur le don de l'Europe à L'Ukraine :90 milliards car il ne faut pas se voiler la face, nous ne reverrons jamais cet argent et ses intérêts. Moins d'aide dans tous les domaines pour les citoyens nes de France. Ce misérable président n'a rien à faire des Françaises et Français.
En meme temps avec au moins 50% d inactifs a la Reunion c est normal qu on rame.
bien vu