Municipales 2026 : la campagne électorale pour le premier tour est officiellement lancée

  • Publié le 2 mars 2026 à 08:57
mairie de  sainte-rose

C'est ce lundi 2 mars 2026 que la campagne électorale pour le premier tour des élections municipales débute officiellement. Les candidats vont désormais pouvoir investir les panneaux d'affichage avec leurs affiches électorales, les voitures sonos vont reprendre du service et les meetings politiques vont battre leur plein (Photo rb/www.imazpress.com)

Si la campagne est déjà bien entamée à La Réunion, le compte à rebours officiel est lancé depuis 0h ce lundi. 24 communes à remporter, pour 108 listes déposées. Les candidats avaient en effet jusqu'à ce jeudi 26 février pour déposer leur liste pour le premier tour. 

Dans la quasi-totalité des communes, les maires sont candidat(e)s à leur réélection. Seul Maurice Gironcel, condamné à de l'inéligibilité, ne briguera pas un nouveau mandat à Sainte-Suzanne.

À Saint-Pierre, Salazie et Le Tampon, David Lorion, Sidoleine Papaya et Patrice Thien Ah Koon vont par ailleurs tenter de se faire élire pour la première fois par leur population, après avoir obtenu leur siège par vote du conseil municipal, soit en raison du décès, d'une condamnation ou d'une élection au poste de sénateur de l'ancien maire. 

Sur les 108 listes déposées, 32 sont menées par des femmes. Sur ces 32 listes, quatre sont menées par les maires actuelles : Ericka Bareigts à Saint-Denis, Vanessa Miranville à La Possession, Julianna M'Doihoma à Saint-Louis et Sidoleine Papaya à Salazie. 

C'est la commune de Sainte-Suzanne qui cumule le plus de candidats, avec 11 listes déposées. Saint-Benoît suit de près avec 10 candidats en lice, tandis que le Port et l'Entre-Deux sont les communes avec le moins de candidats, deux listes seulement ayant été respectivement déposées.

- Une campagne encadrée -

Des règles strictes vont désormais encadrer les trois prochaines semaines de campagne, afin de garantir l’égalité entre les candidats, la transparence financière et la sincérité du scrutin, concernant aussi bien la communication que le financement. 

Durant cette période, les candidats disposent d’espaces d’affichage officiels fournis par les mairies. Toute propagande en dehors des emplacements autorisés est interdite. 

Les candidats peuvent distribuer tracts, organiser réunions publiques et utiliser les médias, mais ils doivent respecter plusieurs principes, dont l'égalité d’accès aux panneaux d’affichage officiels, l'interdiction de diffamation ou de fausses informations sur un adversaire – comme pour toute communication, et le respect de l’ordre public. 

L'utilisation d’un site internet est aussi autorisée. "En revanche, certains procédés couramment utilisés sur Internet sont interdits à ces sites pendant la campagne électorale (référencement payant, achat de liens sponsorisés ou de mots clés)", note Vie Publique. 

"L’affichage de publicités sur des sites de propagande électorale peut contrevenir à la législation sur le financement des campagnes électorales car il peut être assimilé au financement de la campagne par une personne morale (ce financement est interdit)", rappelle le site.

Les médias audiovisuels sont par ailleurs soumis à des obligations d’équité dans la couverture de la campagne, sous le contrôle notamment de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle.

La veille du scrutin à minuit marque la fin de la campagne : toute diffusion de messages électoraux devient alors illégale, dont la distribution de tracts, les publications sponsorisées, ou encore les appels téléphoniques. La diffusion de sondages d'opinion est aussi proscrite, du côté des candidats comme de la presse. 

- Comment être élu dès le premier tour -

En 2020, sept maires ont été réélus dès le premier tour : à Saint-Pierre, Le Port, Petite-Île, Saint-Philippe, Salazie, l'Entre-Deux, et Saint-Joseph.

Selon la loi, "nul n'est élu au premier tour de scrutin s'il n'a réuni : la majorité absolue des suffrages exprimés, un nombre de suffrages égal au quart du nombre des électeurs inscrits.

Au deuxième tour la majorité relative suffit.

En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu.

Ces listes peuvent être modifiées dans leur composition pour fusionner avec des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, à condition que la liste de ces candidats ait obtenu, au premier tour, au moins 5% des suffrages exprimés.

Lors du second tour, la règle est plus simple : la liste arrivée en tête remporte l’élection, même sans majorité absolue, car la majorité relative suffit.

- 712.763 électeurs à La Réunion - 

Au 26 février 2026, La Réunion comptait 712.763 électeurs. "Ce chiffre est susception d'évoluer jusqu'au jour du scrutin", précise la préfecture.

- Le défi de l'abstention -

Si, dans un contexte de défiance persistante envers les institutions nationales, le maire demeure l’un des élus les plus proches de la population, la mobilisation est rarement au rendez-vous pour les élections. 

En 2020 par exemple, les taux d'abstentions avaient atteint des records, avec un taux de participation définitif de seulement 41,6% dans l'ensemble du pays.  

Dans les grandes communes de La Réunion, la participation au second tour s'était établie à 45,48% à Saint-Denis, 53,86% à Saint-Paul, ou encore 51,92% à Saint-Pierre lors du premier tour, Michel Fontaine ayant été réélu dès celui-ci. 

On peut cependant s'interroger sur le taux de participation cette année, alors que les législatives anticipées de 2024 ont vu le taux de participation exploser par rapport à 2022. En effet, 30,60 % des votants s'étaient déplacés lors du premier tour de 2022, contre 45,54% en 2024. 34,70 % des électeurs ont voté au second tour de 2022, contre 48,07 %. 

Si ces chiffres restent bas, ils avaient tout de même signifié un regain d'intérêt envers les élections. Une dynamique qui se confirmera, ou pas, dans les semaines à venir.

La campagne pour le second tour des Municipales 2026 débutera dès le lendemain du premier tour pour s'achever, là encore, la veille du scrutin. 

Lire aussi - Municipales : désintérêt pour la politique, manque d'information sur le rôle des maires, le risque d'une forte abstention est réel

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3 Commentaires
St Andre mérite mieux que Zan marie et ou Viviane
St Andre mérite mieux que Zan marie et ou Viviane
55 minutes

Ste A drenmzrite mieux que les 2 con seillons départementaux : Vira et ou Ben Hamida Payet pistache cacahuète.

Pot de fleur nou veut pi.

Popo
Popo
2 heures

Au regard du tableau récapitulatif du nombre de votant par commune je constate qu’à L’Étang-Salé il y a plus de 13000 votant pour une population de 14 400 habitants. À revoir rapidement

Stop monarchie Des Tak, Vira et Lagourgue
Stop monarchie Des Tak, Vira et Lagourgue
3 heures

30 personnes avec Tak.

100 pour Lagourgue y compris Djony.

Et 150 personnes tout au olus au meeting de Vira a st Andre a la centrale.

On est passé devant il n'y avait pas grande monde.

Il faut arrêter de mentir. Pendant 40 ans cette dynastie a menti aux St andreens.