Trois semaines après le passage du cyclone Garance le 28 février 2025, les habitants du quartier de la Colline dans le Bas de la Rivière à Saint-Denis, dénoncent "l’absence d’aide concrète". Une réunion s'est tenue en début d'après-midi entre les autorités et les habitants. Si la commune propose des relogements, certains habitants refusent de quitter ce quartier classé en zone rouge. Un quartier qui porte encore les stigmates du météore et près de 150 habitants, répartis dans une soixantaine de familles, vivent dans des conditions extrêmement précaires. Ce matin, un collectif de résidents a manifesté devant la préfecture pour réclamer une intervention rapide des autorités (Photos : rb/www.imazpress.com)
En début d'après-midi, les habitants ont été reçus dans la salle du conseil municipal de Saint-Denis. Des représentants de la commune, de la DEAL, du BRGM et de la préfecture étaient présents pour exposer les dernières études réalisées dans la zone.
Selon Albert Marimoutou, directeur général des services à la mairie de Saint-Denis, il en ressort que "la zone ne peut plus être habitée. Les solutions d'enrochement et d'endiguement n'ont pas été validées. On est dans une situation d'illégalité manifeste", explique le DGS.
Face à la situation, et à l'obligation d'évacuer la zone, Albert Marimoutou explique que des solutions de relogement sont à l'étude. "Au lendemain de Garance toutes les familles ont été contactées, assure le DGS. La plupart ont constitué un dossier de relogement. Deux familles ont déjà été relogées. Il s'agit de se mettre d'accord avec toutes les familles sur ces solutions de relogement", conclut Albert Marimoutou. Écoutez:
Des solutions de relogement que beaucoup refusent. Les échanges ont en effet été houleux avec certains habitants qui demandent de nouvelles expertises pour permettre aux habitants de continuer à vivre sur place. "Dans ce quartier, c'est aussi une partie de la culture réunionnaise qui se transmet. On ne partira pas", lance un habitant fou de rage à la sortie des la réunion.
Beaucoup comme lui ne partiront pas et se disent prêts à défier la force publique en cas d'évacuation forcée. En attendant, sur place, le constat est alarmant. Les dégâts matériels sont considérables, et la situation sanitaire se dégrade rapidement.
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Gilles Dijoux, habitant du quartier de la Colline, décrit une situation critique : "Depuis le passage du cyclone Garance, tout le village est vraiment dévasté, complètement détruit, il n’y a plus rien. Il y a un problème sanitaire qui s’installe. Des rats, des animaux en décomposition. On demande un entretien avec le préfet et tous les services compétents et à même de nous aider." Regardez :
L’accès difficile aux services de base accentue la détresse des habitants. "On attend de l’aide de l’État. On est des citoyens, des humains. On n’est pas des animaux et là on est considéré comme tel, on se sent comme tel. Plus ils tardent à venir nous voir et nous aider, car il y a quand même des enfants, des bébés, et plus la colère grandit. La haine monte. On est dépassé par ce qui nous arrive. On vit quand même à minutes du centre-ville, de la préfecture et de la mairie", insiste Gilles Dijoux.
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- Un manque d’accompagnement dénoncé -
Les habitants dénoncent un manque d’accompagnement et de soutien concret. Ludovic Sautron, l’un des représentants du collectif du Bas de la Rivière, déplore le silence des autorités :
"On n’est pas entendu. Les gens ont tout perdu en bas. Maison, habitation, vêtements, les gens ont peur et on n’a pas de réponse. La mairie a mis des choses en place, amené des packs d’eau mais c’est tout, ce n’est pas suffisant. Les gens ont besoin de sécurité, ils viennent seulement de recevoir l’électricité avant-hier. Les portes et les fenêtres sont cassées.". Écoutez:
Reste à savoir si un terrain d'entente pourra être trouvé à l'issue de cette journée d'échanges et de négociations.
pb/www.imazpress.com / [email protected]




On n'est dans: on est. A corriger
Il.ne doit.plus avoir de.maison dans cet endroit dangereux
Garance à fait comprendre le danger .
La mairie est occupée à s’occuper des banians. J’espère qu’au moins ils n’auront pas la décence de vous réclamer la taxe foncière si de leur propre dire « vous êtes en zone rouge y’a rien à faire bla bla ».
Incompréhensible
On vous conseille de.faire un sejour a.epsmr
Voilà ce qui arrive quand on habite en zone rouge d’un PPRI … Ce n’est pas pour embêter les gens, c’est pour les protéger. Et une fois le cyclone passé on demande de l’argent pour continuer à habiter au même endroit, dans le lit de la rivière. Y’a quelque chose qui cloche…
Si demain il y a un mort,ils viendront engager la responsabilité de la maire. Situation illégale et dangereuse à ne pas pérenniser.
Certes c est un quartier historique, ou la prévention n était pas aussi presente qu aujourd'hui... Vous ne voulez pas repecter les regles etablies par la société...mais quand le déluge arrive , vous appelez la société à l aide.
Qu on vous aide à trouver un ailleurs. Mais au même endroit, c est de l inconscience!
Maisons situées en zone rouge. Donc pas de constructions.
Taxe foncière ? Na point
Cet espace situé à la colline est interdit d'avoir des habitations. Le cyclone garance l'a rappelé.
La tête lé dur même.
Le quartier est détruit ; cela ne sert à rien de tout endiguer et bétonner, à part détruire ce coin charmant qui demande qu'à être nettoyé.
Avant le cyclone le quartier était une poubelle déjà.
Il faut reloger les gens ailleurs, les 4 maisons non détruites restent si elle le souhaitent jusqu' au prochain cyclone et la nature repend sa place.
Les maisons lé construit dan un lit de rivière... suffit regarde le roche nena sous la kaz 😱😱😱
Je compatis aux malheurs de ceux qui ont tout perdu, mais, sauf erreur de ma part, aucun des habitants de la Colline n’a de permis de construire. Ce qui pourrait expliquer l’inaction des services publics.