(Actualisé) Alors que 12 enseignants néo-titulaires guyanais initialement affectés dans l'Hexagone vont finalement pouvoir rester sur leur territoire, la Région estime que "La Réunion est en droit d’exiger l’égalité de traitement". Comme chaque année, de nombreux enseignants réunionnais vont être mutés dans l'Hexagone, malgré leur désir de rester à La Réunion (Photo d'illustration Conseil régional)
Si Huguette Bello considère que la décision prise en Guyane, permettant aux enseignants nouvellement titularisés puis affectés contre leur gré dans l’Hexagone de rester finalement sur leur territoire constitue "une avancée majeure, obtenue grâce à la mobilisation collective forte" et "au travail mené en partenariat avec le recteur", selon les précisions apportées par le représentant syndical, elle demande à ce que La Réunion bénéficie du même traitement.
Depuis plusieurs semaines, avec le soutien de la Région et de sa présidente, les enseignants concernés et les organisations syndicales dénoncent des affectations imposées, perçues comme "profondément injustes" et "déconnectées des réalités humaines, sociales et territoriales de l’île".
"Il est inacceptable que des enseignants réunionnais soient contraints de quitter leur territoire alors même que des besoins existent dans notre académie", martèle la Région.
Pour la collectivité, "la situation en Guyane démontre qu’une solution est possible lorsque l’État fait preuve de dialogue, d’équité et de bon sens. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures entre les territoires ultramarins".
"Dans la continuité de la mobilisation menée ces dernières semaines à La Réunion, la Région appelle le Gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale à prendre les mêmes dispositions pour les enseignants réunionnais concernés et à répondre positivement à leur demande d’affectation à La Réunion", appelle-t-elle.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le collectif des professeurs déchirés "(exige) qu’une égalité de traitement soit apportée au territoire et au corps des enseignants réunionnais".
"Chaque année, des centaines d’enseignantes et d’enseignants réunionnais, des CPE sont contraints de quitter leur île pour exercer en Hexagone, parfois pendant de très longues années, malgré l’existence de besoins dans l’académie de La Réunion. Cette situation provoque des séparations familiales douloureuses, fragilise les parcours professionnels et alimente un profond sentiment d’injustice et d’abandon", rappelle le collectif.
"Ce qui est possible pour la Guyane doit désormais l’être pour La Réunion. Nous appelons l’Etat à faire preuve d’écoute, d’équité et de bon sens. Il ne peut y avoir de deux poids, deux mesures pour ces deux territoires ultramarins que ce sont la Guyane et La Réunion", écrit-il.
- La Région soutient les enseignants mutés -
Le 12 mai dernier, Huguette Bello avait reçu des enseignant.es réunionnais.es affectés dans l’Hexagone ou ailleurs. "Malgré leur réussite aux concours et leur volonté d’exercer à La Réunion, ces enseignant.es se voient imposer un éloignement familial, social et culturel, alors même que des besoins existent sur le territoire. Il semble pourtant légitime qu’ils puissent enseigner à nos marmay, chez eux, auprès de leurs proches", avait déploré la Région.
À travers cette rencontre, elle "réaffirme son engagement en faveur d’une politique de mutation plus juste, plus transparente et plus respectueuse des réalités ultramarines". "Derrière ces affectations, ce sont des parcours de vie bouleversés, des familles séparées et un attachement profond au territoire qui sont en jeu", avait dénoncé la collectivité.
Elle "continuera à défendre avec détermination le droit des Réunionnais.es à travailler et vivre sur leur île. Elle poursuit également ses échanges avec les autorités compétentes afin d’obtenir des réponses concrètes et des solutions durables".
U ne pétition a été lancée par le collectif "des professeurs déchirés", pour réclamer "l'équité et le droit d’enseigner à La Réunion des enseignant·e·s réunionnais·es". La pétition est à retrouver à ce lien.
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bello devrait se renseigner un peu plus avant de faire du clientelisme.
Il faut comparer ce qui est comparable. Il y a un manque cruel d'enseignants en Guyane. D'ailleurs dans toute la fonction publique. Exactement comme à Mayotte.
Même les originaires ne veulent pas y aller. L'état les incitent à coup d'avantages .
Alors bello, arrêtez de prendre les réunionnais pour des imbéciles et des ignorants ,de les manipuler et de monter les uns contre les autres.
Respectez tout le monde, et pas uniquement ceux qui vous soutiennent, surtout ceux qui attendent leur mutation depuis des années en métropole.
Savez-vous quel est le seul département français qui ne programme nulle part le film "l'abandon" ? La Réunion. Étonnant ? Pas tant que ça sur une terre lfiste.
Cet argument de madame Bello est un fake. La Guyane fait partie intégrante du mouvement de mutation national. Seul des dérogations existent pour le concours spécifique organisé localement, qui répond à la nécessité de recruter localement des enseignants car il en manque bcp. La Réunion n'est pas dans ce cas
Peut-être que personne ne veut aller en GUYANE?