Fin de l'acte I, dĂ©but de l'acte II. Les matches du Mondial deviennent dĂ©jĂ dĂ©cisifs, avec ce Russie-Egypte oĂč Mohamed Salah est attendu comme sauveur des "Pharaons", alors que les attaquants colombiens James et Falcao ou le Polonais Lewandowski entrent aussi en piste, mardi.
Absent lors de la dĂ©faite aussi tardive que cruelle (1-0) contre l'Uruguay pour l'entrĂ©e en lice de l'Ăgypte, l'attaquant de Liverpool n'est toujours pas assurĂ© de fouler les pelouses du Mondial face au pays hĂŽte Ă Saint-PĂ©tersbourg, Ă 20H00 (heure de Paris). C'est peu dire que le "Messi du Nil" est attendu. C'est presque une question de vie ou de mort dans cette compĂ©tition pour les Egyptiens. Tout autre rĂ©sultat qu'une victoire contre des Russes faciles vainqueurs de l'Arabie Saoudite (5-0) en ouverture de la compĂ©tition, rĂ©duirait presque Ă nĂ©ant les chances Ă©gyptiennes.
MalgrĂ© leurs trois points prĂ©cieux, les hommes de Stanislav Cherchesov, ne peuvent toutefois pas se reposer sur leurs lauriers. Une victoire leur assurerait presque dĂ©jĂ une place en huitiĂšme de finale, sauf improbable victoire des Saoudiens contre l'Uruguay mercredi, alors qu'une dĂ©faite rebattrait totalement les cartes. "Si nous ne passons pas contre l'Ăgypte. Nous n'irons peut-ĂȘtre pas plus loin", a d'ailleurs averti le sĂ©lectionneur en confĂ©rence de presse.
- James/Falcao, double-canon colombien -
Mais avant de se projeter plus loin dans la compétition, il faudra d'abord fermer le rideau sur le premier round du Mondial, marqué notamment par la chute du tenant du titre allemand. Dernier à entrer en piste, le groupe H ouvrira le bal de la journée avec la Colombie de James Rodriguez et Radamel Falcao, face au Japon.
Pour le "Tigre" Falcao, l'Ă©motion risque d'ĂȘtre importante au coup d'envoi du match Ă Saransk (14h00, heure de Paris), lui qui avait dĂ» renoncer - dire "la mort dans l'Ăąme" serait un doux euphĂ©misme - le 2 juin 2014 Ă l'Ă©dition prĂ©cĂ©dente, en raison d'une blessure. Quatre ans qu'il attend ça, dont les deux derniĂšres annĂ©es Ă Monaco oĂč il a "claquĂ©" but sur but, se mĂ©nageant un peu sur la fin de la saison, conscient qu'Ă 32 ans, c'est sa derniĂšre chance de briller Ă ce niveau.
Avec James Rodriguez, meilleur buteur au BrĂ©sil avec 6 rĂ©alisations, ils reprĂ©sentent le fusil Ă double canon d'une Ă©quipe qui pourrait bien embĂȘter les favoris s'ils atteignent la phase Ă Ă©limination directe.
- Lewandowski a tout Ă prouver -
Entre ces deux matches, la Pologne, favorite thĂ©orique du groupe, puisqu'elle Ă©tait tĂȘte de sĂ©rie, tentera de se dĂ©barrasser du SĂ©nĂ©gal. Au sein de la sĂ©lection de Pologne, l'Ă©pouvantail s'appelle Robert Lewandowski, le serial buteur du Bayern en Bundesliga et avec les blanc et rouge (55 buts en 95 sĂ©lections). Pour son premier Mondial, il lui reste cependant Ă dĂ©montrer qu'il peut ĂȘtre tout aussi tueur lors des grandes compĂ©titions, lui qui n'affiche que deux rĂ©alisations en huit matches d'Euro.
"Les adversaires se focalisent sur moi" dans ce type de compétition, avait-il expliqué, ajoutant que ses coéquipiers devaient en profiter. "Je fais volontiers ce sale boulot au service de l'équipe, pour créer des espaces à mes partenaires". En face, il y aura l'énigmatique Sénégal emmené par Sadio Mané, coéquipier de Salah à Liverpool, qui participe à son deuxiÚme Mondial seulement.
Il y a seize ans, en Corée du Sud et au Japon, son coup d'essai s'était transformé en coup de maßtre, puisque les Lions de la Teranga avaient battu et contribué à l'élimination des Bleus champions du Monde en titre, avant de pousser jusqu'en quart et de céder face aux Turcs. "On ne peut pas comparer" les équipes de 2002 et 2018, a jugé Aliou Cissé, capitaine de la premiÚre et sélectionneur de la seconde.
"La génération 2002 a marqué son histoire et a procuré énormément de satisfaction et de bonheur. La génération 2018 est dans cette dynamique-là (...) j'ai énormément confiance en eux", a-t-il cependant assuré.
- © 2018 AFP



