Le Tribunal administratif de La Réunion a rendu ce jeudi 1er octobre sa décision concernant les recours engagés à la suite des élections municipales de mars 2026 à Saint-André. Je prends acte de cette décision de justice et je la respecte. (Photos : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)
Le Tribunal a décidé d’annuler les opérations électorales, notamment en retenant la qualification donnée à certaines émissions Droit Devant, diffusées sur Antenne Réunion dans le cadre d’un partenariat avec la Ville, ainsi qu’à un communiqué municipal diffusé le jour du second tour relatif à l’organisation d’un système de transport organisé.
Je souhaite rappeler qu’aucune inéligibilité n’est prononcée à mon encontre et le Tribunal indique expressément que les faits retenus ne présentent pas de caractère frauduleux au sens du code électoral.
Le jugement devra désormais être analysé précisément avec mes avocats, notamment sur l’appréciation juridique portée sur ces émissions et sur le compte de campagne. À l'issue de cette analyse, nous déciderons de l’opportunité de saisir le Conseil d’État afin que ces questions de droit puissent être définitivement tranchées.
Je suis serein et déterminé.
Je n’exclus aucune hypothèse, y compris celle de retourner devant les électeurs si une nouvelle consultation devait finalement avoir lieu. Je n’ai pas peur du vote des Saint-Andréennes et des Saint-Andréens. Je leur fais confiance.
Depuis 2020, nous avons engagé un travail considérable pour transformer Saint-André, moderniser notre ville, faire avancer les projets et accompagner les familles, les jeunes comme nos aînés. Nous avons aussi voulu tourner la page de certaines pratiques du passé. Ce travail doit continuer.
Depuis plus de trente ans, mon engagement est le même : servir Saint-André et défendre les intérêts de sa population.
Si les Saint-Andréens devaient être appelés à se prononcer à nouveau, je m’en remettrais avec confiance à leur choix.
Il leur appartiendrait, en toute liberté et en toute conscience, de décider de l’avenir qu’ils souhaitent pour Saint-André et de dire s’ils veulent que le travail engagé depuis 2020 se poursuive. Je respecterai leur choix, quel qu’il soit. Je n’ai jamais eu peur du suffrage universel.
Aujourd’hui, ma responsabilité est de rester au travail, de préserver la sérénité de notre ville et de continuer à agir au service de tous les Saint-Andréens.
Je suis serein. Je reste déterminé. Et, quelles que soient les prochaines étapes, mon engagement
pour Saint-André reste intact.
Joé Bédier
Maire de Saint-André & Président de la Cirest
