Sebastien Lecornu ne veut pas entendre parler de "violences policières" et préfère donc insinuer que tous les lycéen.es qui ont été violenté.es par la police sont responsables de ce qui leur est arrivé. (Photo d'illustration Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Ainsi, lorsque la jeunesse exprime son aspiration à un avenir qui ne soit pas saccagé par la dégradation continue de ses conditions d’études, conséquence de réformes successives et de suppressions massives de postes, elle se retrouve confrontée à la répression : des jeunes gazé.es, éborgné·es, maltraité·es et, au mieux, soupçonné·es par principe d’être des casseur·euses.
Autrement dit, quand la jeunesse se révolte et se mobilise pour défendre son avenir - et même le "sauver" comme certains lycéen.es le disent très justement -, ce gouvernement lui répond par la violence policière et la suspicion.
Ces mots trouvés sur des pancartes brandies le 6 octobre disent tout du mouvement lycéen car oui, les jeunes dérangent le pouvoir en place qui matraque et brutalise et cela ne date pas du 6 octobre.
Supprimer des postes d’enseignants, imposer 30 à 35 élèves dans les classes, imposer Parcoursup comme loterie vers l’avenir avec toute l’opacité qui caractérise cette plateforme, désorganiser les classes après avoir fait exploser les filières et exiger des jeunes qu’ils construisent leur avenir sur ce champ de ruines.... c’est là qu’est la vraie violence.
Les violences policières visent à décourager les contestations ; qu’à cela ne tienne, nous invitons les adultes, les parents, la communauté éducative à soutenir et protéger les lycéen.es qui manifestent pacifiquement pour défendre leurs droits à une éducation de qualité.
Désolés du dérangement mais nous serons toujours à leurs côtés.
Marie-Hélène Dor pour le GA France Insoumise de la Possession
