Tribune libre de PLR

Mobilisation lycéenne : la jeunesse demande des moyens pour étudier, pas une réponse répressive

  • Publié le 3 octobre 2026 à 15:10
  • Actualisé le 3 octobre 2026 à 15:43
Une manifestante lors d'une journée d'appel au blocus des lycées en France, à Lille le 1er octobre 2026

Le mouvement de mobilisation des lycéennes et des lycéens qui traverse aujourd’hui le territoire national exprime une colère qu’il faut entendre. Depuis plusieurs jours, des jeunes se mobilisent pour réclamer ce qui devrait être une évidence dans notre République : pouvoir étudier dignement, dans des établissements correctement dotés, avec suffisamment d’enseignantes et d’enseignants, des personnels en nombre suffisant et des classes qui ne soient pas surchargées.

Ils dénoncent également la pression et les inégalités engendrées par Parcoursup et demandent sa suppression.

À ces revendications légitimes, la réponse ne peut pas être celle de la répression.

Le PLR alerte sur un risque de "trumpisation" de la société lorsque la force et la confrontation tendent à prendre le pas sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions. Une démocratie ne peut pas considérer sa jeunesse
d’abord comme un problème à contenir. Elle doit commencer par entendre ce qu’elle exprime.

La Réunion n’est pas à l’écart de cette mobilisation.

Depuis plusieurs jours, des lycéennes et lycéens réunionnais rejoignent à leur tour le mouvement. Leurs revendications rejoignent celles exprimées par la jeunesse partout en France : davantage de moyens pour l’Éducation,
de meilleures conditions d’apprentissage et un véritable accompagnement pour construire leur avenir.

Le PLR dit son indignation de voir des jeunes Réunionnaises et Réunionnais menottés alors qu’ils se mobilisent pour défendre leur avenir. Derrière ces images, il y a une jeunesse qui demande à être entendue, qui réclame des moyens pour étudier et qui refuse de voir son avenir compromis par le manque de moyens accordés à l’École.

Mais nous refusons surtout que les images des affrontements fassent disparaître ce que cette jeunesse est en train de nous dire.

Elle nous parle d’enseignants absents qui ne sont pas remplacés, de classes bondées, d’établissements qui manquent de personnels et de moyens.

Elle nous parle de Parcoursup et de l’angoisse de voir son avenir décidé par une plateforme, d’un service public de l’Éducation que les politiques successives d’austérité ont fragilisé.

Cette jeunesse ne demande pas un privilège. Elle demande les moyens d’apprendre et de construire son avenir.

Le PLR apporte son soutien aux lycéennes et lycéens qui se mobilisent pacifiquement pour défendre leur droit à une éducation publique de qualité et appelle le Gouvernement à ouvrir sans délai un véritable dialogue avec leurs représentantes et représentants.

Parce qu’une société qui économise sur son école ampute son propre avenir

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