FO Justice s'oppose fermement au projet de construction du futur Centre de Semi-Liberté (CSL) sur l'emplacement actuel de l'arboretum du Centre de détention du Port. L'histoire est malheureusement en train de se répéter. En 2014, près de 300 manguiers ont été arrachés afin de permettre l'installation d'une ferme photovoltaïque exploitée par la société AKUO. À l'époque, il avait été promis que ce projet contribuerait à la formation et à l'insertion professionnelle des personnes détenues. Plus de dix ans après, le constat est sans appel : ces engagements n'ont jamais été tenus (Photo photo Richard Bouhet/imazpress.com)
« On nous avait promis des formations et des perspectives d'insertion pour les détenus. Aujourd'hui, nous constatons que rien de tout cela n'a vu le jour. Les arbres ont été sacrifiés, mais les promesses se sont envolées. »
Dans le même temps, la société AGRITERRA devait également développer une activité agricole en s'appuyant sur le travail et la formation des personnes détenues. Là encore, les résultats annoncés ne sont jamais arrivés.
« Dans les deux dossiers, les personnels ont entendu les mêmes discours : emploi, formation, réinsertion. Aujourd'hui, force est de constater que ces promesses n'ont pas été respectées. On nous a demandé de faire confiance et cette confiance a été trahie. »
Face à ces constats, un projet exemplaire a pourtant vu le jour sur ce terrain : la création d'un arboretum financé notamment par l'Observatoire Botanique des Mascareignes, le Parc national de La Réunion et la Région Réunion.
Cet espace accueille aujourd'hui des espèces endémiques et patrimoniales dont l'importance écologique a été confirmée par des professionnels de la conservation de la flore réunionnaise, notamment le Conservatoire Botanique National de Mascarin.
Or, sans véritable concertation avec les partenaires ayant participé à son financement et à son développement, l'administration envisage désormais la destruction de cet arboretum pour y implanter le futur CSL.
« Comment peut-on investir de l'argent public pendant des années pour créer un espace dédié à la préservation de la biodiversité, puis décider du jour au lendemain de le faire disparaître sans consultation sérieuse ? »
FO Justice rappelle que le domaine pénitentiaire du Centre de détention du Port s'étend sur environ 35 hectares et dispose encore d'espaces non occupés.
« Nous ne sommes pas opposés au projet de CSL. Nous contestons son implantation sur l'arboretum. D'autres solutions existent. Pourquoi choisir précisément l'emplacement qui entraînera la destruction d'espèces endémiques et d'un projet environnemental financé par plusieurs partenaires publics ? » FO Justice demande que l'ensemble des acteurs concernés soit réuni autour de la table : administration pénitentiaire, partenaires institutionnels, experts environnementaux et collectivités.
« Ce dossier mérite de la transparence, du dialogue et du respect pour tous ceux qui ont contribué à la création de cet arboretum. Les décisions ne peuvent pas être prises sans concertation sur un sujet aussi sensible. »
FO Justice demande :
• La suspension du projet de CSL sur l'emplacement actuel de l'arboretum ;
• L'ouverture immédiate d'une concertation avec tous les partenaires concernés ;
• L'étude des alternatives foncières disponibles sur le domaine pénitentiaire ;
• La préservation des espèces endémiques et du patrimoine végétal présents sur le site.
La position de FO Justice est claire :
« Après les 300 manguiers arrachés en 2014 et les promesses non tenues qui ont suivi, nous refusons qu'une nouvelle erreur soit commise. Nous refusons la disparition de l'arboretum. Nous refusons que l'histoire se répète.
»
NON AU CSL À L'EMPLACEMENT ACTUEL DE L'ARBORÉTUM !
OUI À LA CONCERTATION, À LA TRANSPARENCE ET À LA PRÉSERVATION DES ESPÈCES ENDÉMIQUES !
ATTENTION : réagissons vite car le forage pour l’étude de sol commence le mardi 16 septembre 2026,la foreuse est déjà présente.
Pour le respect des engagements, la préservation du patrimoine environnemental et la défense de l'intérêt général.
FO Justice - Centre de détention du Port
