[Photos-Vidéos] Police : la brigade des moyens aériens va déployer ses drones au-dessus de La Réunion

  • Publié le 25 septembre 2026 à 10:39
  • Actualisé le 25 septembre 2026 à 11:21
drone police saint-andré

La nouvelle brigade des moyens aériens (BMA) de la police nationale a été présentée ce vendredi 25 septembre 2026 à Saint-André. Elle est composée de quatre policiers notamment formés au pilotage de drones. La brigade peut être déployée à toute heure en "fonction des missions" de surveillance. La police précise que le le "recours à cette technologie est strictement encadré" (Photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Cette Brigade des Moyens Aériens (BMA), qui dépend de le Direction Nationale de la Police aux Frontières (PAF), est composée de quatre policiers formés au pilotage de drone et opérateurs système de lutte anti drone (OSLAD).

Selon le communiqué de presse de la police, elle peut être "renforcée ponctuellement par des effectifs affectés dans d'autres services" de la PAF.

Cette BMA peut être déployée à toute heure du jour et de la nuit en "fonction des missions". Elle est équipée de drones professionnels "équipés de caméras thermiques et de vision grand angle" et est amenée à se déplacer sur "toutes les circonscriptions police" de l'île, soit Saint-André, Saint-Denis, Saint-Pierre et Le Port. 

Ce vendredi matin, cette brigade des drones a justement été déployée à Saint-André "pour une opération de sécurisation au niveau du marché forain où des incivilités et des caillassages réguliers ont lieu" selon Juliette Jeannin, nouvelle cheffe du Service Territorial de la Police Aux Frontières (STPAF) de La Réunion. Une opération de sécurisation et de surveillance qui a également concerné la gare routière. Regardez

- À La Réunion le recours aux drones est strictement encadré -

La police précise toutefois que "le recours à cette technologie est strictement encadré" et qu'elle doit "être particulièrement motivée".

Dans le cadre des missions de police administrative, la police insiste aussi sur le fait qu'il est nécessaire "d'obtenir l'autorisation" de la préfecture dans les cas suivants : prévention des atteintes aux personnes et aux biens, sécurité des rassemblements, prévention d'actes de terrorisme, régulation des flux de transport, surveillance des personnes ou secours à la personne.

- Une "vision de grand angle" sur les lieux d'intervention de la police  -

Selon la police, le drone présente de nombreux atouts. À commencer, par celui de disposer rapidement d'une "vision de grand angle" d'un lieu d'intervention afin de "rendre plus efficace" l'action des forces de l'ordre notamment les zones d'ombre, les toits ou les espaces boisés.

Par ailleurs, l'usage de drones permet aussi de limiter l'emploi d'autres véhicules "susceptibles de présenter des risques supplémentaires" pour la population. De faciliter "la détection de présences d'individus hostiles" tout en suivant plus facilement leur fuite.

En outre, ces engins de pilotage télécommandés peuvent aussi faciliter la prévention de "risques d'incidents" en "préservant l'intégrité physique" des forces de l'ordre. Enfin, dernier argument en faveur des drones, ceux-ci peuvent « rechercher des personnes dans des lieux difficiles d'accès" de manière autonome et inlassable, cela même dans des conditions météorologiques difficiles.

Pour tout le territoire français, la police possède au total 802 drones pilotés par 553 télépilotes. Par ailleurs, elle est également équipée de plusieurs dispositifs de lutte anti drones répartis dans l'Hexagone et les territoires ultramarins.

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