[Vidéo] Le Port : le préfet expulse une famille de son logement social, l'un des enfants serait impliqué dans un trafic de drogues

  • Publié le 18 septembre 2026 à 16:51
  • Actualisé le 18 septembre 2026 à 17:48
Police

Une famille du Port va être expulsée de son logement social par le préfet de La Réunion Patrice Latron car l'un des mineurs serait impliqué dans un trafic de drogue. Le représentant de l’État a fait cette annonce en direct à 12h30 dans le journal télévisé de Réunion la 1ere ce vendredi 18 septembre 2026. Au journaliste qui demandait "où sera relogée la famille", le préfet a sèchement répondu "ce n'est pas mon problème" Plus d'informations à venir (Photo www.imazpress.com)

Ce vendredi, le préfet Patrice Latron a annoncé qu'une famille du Port va être expulsée de son logement social. En cause, le fait que l'un des mineurs appartenant à cette famille "est lié à un trafic de stupéfiants ou à des troubles de l'ordre public" selon le préfet.

Le représentant de l'État précise qu'il travaille sur ce type de mesure depuis un an. Et ce, pour l'ensemble de La Réunion. "Il y a des dispositions législatives qui n'ont pas encore été mises en place à La Réunion et que je suis déterminé à mettre en œuvre." Regardez
 

 

Il ajoute que "la loi permet d'expulser de leur logement social des fauteurs de troubles à l'ordre public, qui commettent des troubles graves dans leur copropriété ou des personnes qui trafiquent des stupéfiants, des dealers, sous réserve qu'il y ait une condamnation judiciaire."
 

- Six autres dossiers d'expulsion entre les mains de la justice -

Le représentant de l'État note aussi que les dossiers de six familles de La Réunion sont actuellement entre les mains de la justice. Elles pourraient être touchées par une mesure d'expulsion similaire.
 
Patrice Latron précise également qu'il a fait, depuis plus d'un an, 52 signalements aux bailleurs sociaux. Des signalements qui concernent "des mineurs qui troublent l'ordre public ou qui trafiquent des stupéfiants" dans ces logements collectifs.
 
Suite à ces signalements, les bailleurs sociaux ont "lancé 33 procédures pour demander à la justice de condamner ces familles à l'expulsion". 
 

- Le relogement des familles n'est "pas le problème" du préfet -

Sur le sort de ces familles expulsées, le préfet se montre totalement indifférent. Il déclare froidement que la question de leur relogement, "n'est pas son problème". 
 
Il conclut par ces mots : "la majorité des résidents veulent vivre en paix, qui ont besoin le matin de se lever pour aller travailler et qui n'ont pas à être embêtées par des allées et venues, des nuisances, des boîtes aux lettres défoncées, j'ai cette détermination à expulser ces familles qui troublent l'ordre public".
 
On peut légitimement s'interroger sur la pertinence et, surtout, l'efficacité de cette initiative préfectorale, inédite pour La Réunion. D'abord, parce que l'ensemble d'une famille, y compris ses membres les plus tranquilles, vont payer les conséquences des agissements d'un seul d'entre eux. 
 
Par ailleurs, rien n'indique qu'une simple expulsion réglera les causes et les fondements d'un problème bien plus complexe. La délinquance et le trafic de stupéfiants tirent leurs racines d'un contexte socio-économique qui ne peut être amélioré ou changé que sur le long terme. Notamment grâce à des actions de prévention et à une prise en charge socio-éducative en parallèle à un volet répressif.
 
Alors que cette première expulsion vient d'être annoncée, et que d'autres vont vraisemblablement suivre, reste à savoir comment vont se positionner les élus et les acteurs du monde associatif local. Pour les familles touchées, en tout cas, cette expulsion constitue un vrai et épineux problème.
 
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