Budget 2027 : Matignon annonce saisir la justice après des fuites sur des "travaux internes aux services de l’Etat"

  • Publié le 8 septembre 2026 à 08:01
  • Actualisé le 8 septembre 2026 à 08:14
Le Premier ministre Sébastien Lecornu (à droite) et le ministre de l'Économie Roland Lescure, après une réunion à Matignon le 21 avril 2026

"Je l’ai déjà dit : le budget 2027 est encore en préparation. Les "fuites" qui circulent ne sont ni des annonces, ni des ballons d’essai du Gouvernement" assure le premier ministre Sébastien Lecornu dans une publication sur ses réseaux sociaux ce lundi 7 septembre 2026. Dans la soirée, un communiqué de presse venant de Matignon annonce qu'un "signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale a été transmis à la procureure de la République de Paris".

À quelques mois de l'élection présidentielle, le gouvernement essaie de préparer le projet de budget 2027. Il se heurte cependant à des fuites interne qui suscitent de vives réactions de la part des partenaires sociaux et de la population.

Le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure confirmait ce lundi 7 septembre 2026, l'instauration de prélèvements sur l'épargne salariale était étudiée par le gouvernement pour financer le budget 2027 de la Sécurité sociale.

"Ça fait partie des pistes qu'on regarde, comme d'autres", a déclaré le ministre, interrogé sur RTL.

Selon le quotidien économique Les Echos, le gouvernement envisageait de soumettre à cotisations une partie des primes d'intéressement, participation ou abondements des employeurs aux plans d'épargne.

Quelques heures après l'annonce de Roland Lescure de cette possible ponction de l'épargne salariale, Sébastien Lecornu recadre son ministre et annonce saisir la justice après une fuite sur des "travaux internes" concernant la taxation de l’épargne salariale

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Les arbitrages seront annoncés lorsqu’ils seront rendus 

"Nous ne démentirons pas chaque rumeur : ce serait finir par dévoiler le budget en creux, au rythme de ceux qui les font circuler" lance le premier Ministre.

Sébastien Lecornu annonce saisir la justice au sujet de ces fuites internes, mais assure également qu'il ne commentera les autres informations qui viendraient à se retrouver dans la presse : "Que des informations de travail, dont certaines n'ont même jamais été remontées jusqu'à Matignon, parfois susceptibles de toucher directement à des intérêts économiques ou patrimoniaux, se retrouvent dans la presse n’a rien d’anodin. C’est grave même. Les arbitrages seront annoncés lorsqu’ils seront rendus. Et dans les temps. Pas avant". 

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- "Abus de confiance, violation du secret professionnel et déloyauté" : des poursuites pénales envisagées -

"La conception du budget relève des intérêts supérieurs de l'État et de la Nation, et doit être protégée" annonce Matignon qui n'hésite pas à parler de déloyauté et d'abus de confiance. 

Des annonces qui risquent d'influer sur la vie économique du pays, "notamment en troublant la vie des affaires en incitant des entreprises ou des particuliers à prendre des décisions d’investissement sur la base d’informations erronées" craint le gouvernement. 

"Ces faits sont susceptibles de caractériser un abus de confiance ou une violation du secret professionnel. Ceux qui s'y prêtent exposent l'État, se placent en situation de déloyauté et d’illégalité, et pourront être poursuivis pénalement" .

"Un budget se discute au Parlement, en pleine transparence, devant les représentants de la Nation. Seul le projet initial adopté en Conseil des ministres à la fin du mois traduira les choix politiques du Gouvernement" conclut Matignon. 

ee/www.imazpress.com/[email protected]

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