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C1: Lyon ou City, Ă  qui le redoutable honneur d'affronter le Bayern ?

  • PubliĂ© le 15 aoĂ»t 2020 Ă  18:48
  • ActualisĂ© le 15 aoĂ»t 2020 Ă  19:38
L'entraßneur de Lyon, Rudi Garcia (2e d), au stade Jose Alvalade de Lisbonne, à la veille du quart de finale de la Ligue des champions face à Manchester City, le 14 août 2020

Qui de Lyon ou de Manchester aura le redoutable honneur de défier les Munichois qui ont balayé le Barça 8 à 2 vendredi? L'Olympique lyonnais vise un exploit contre Manchester City samedi à Lisbonne (21h00) pour une place en demi-finale de Ligue des champions.

La formule du "Final 8", oĂč tout se joue sur un match, a dĂ©jĂ  livrĂ© des scĂ©narios surprenants, comme le Paris SG renversant dans les derniĂšres minutes l'Atalanta Bergame (2-1), la qualification du RB Leipzig, novice Ă  ce niveau, et la dĂ©monstration historique des Munichois contre le FC Barcelone de Lionel Messi.

Mais voir l'OL éliminer Manchester City demande des efforts d'imagination supplémentaires, tant l'écart semble énorme entre le club français et l'un des favoris au titre européen entraßné par Pep Guardiola.

Lyon avait bien brillé lors de ses derniÚres confrontations contre City, en phase de poules en 2018, avec un succÚs de prestige en Angleterre (2-1) et un nul chez lui (2-2). Des résultats qui ont montré à l'OL qu'aucun "match n'était perdu d'avance", selon l'entraßneur de l'OL Rudi Garcia.

- City revigoré -

Mais Manchester City paraßt encore plus fort qu'il y a deux ans, revigoré par sa qualification contre le Real Madrid de Zinédine Zidane au tour précédent. "C'est la chance d'une vie pour City de dominer l'Europe", affirme le quotidien britannique The Times.
Sur les rĂ©seaux sociaux, les "Sky Blues" ont lancĂ© samedi leur slogan pour Lisbonne: "Let's do this" ("Faisons-le"), en mentionnant explicitement l'idĂ©e d'ĂȘtre titrĂ© le 23 aoĂ»t.

Certes, l'équipe, entraßnée par Pep Guardiola qui a été le coach du Bayern Munich de 2013 à 2016 (trois Bundesliga remportées) n'a jamais franchi les quarts de la C1 depuis son arrivée en 2016, mais elle a néanmoins manifestement atteint un pic de forme avant d'aller au Portugal.

L'interruption de trois mois provoquĂ©e par la pandĂ©mie n'a pas bouleversĂ© sa dynamique: les "Citizens" ont mĂȘme terminĂ© en tĂȘte du classement post-"restart", en mĂȘme temps que leur maĂźtre Ă  jouer Kevin de Bruyne bouclait sa meilleure saison sur le plan statistique (13 buts, 20 passes dĂ©cisives).

La décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), en juillet, de lever sa suspension de deux ans de toutes compétitions européennes, en raison de manquements aux rÚgles du fair-play financier, a aussi libéré le club d'une chape de plomb.

Pour autant Pep Guardiola veut garder la tĂȘte froide. "C'est important d'avoir battu le roi de la compĂ©tition (le Real, en 8es). Mais sur un match, tout peut arriver. Nous ne sommes pas les favoris (du tournoi)", affirme ainsi le technicien catalan. "Aujourd'hui commence une compĂ©tition diffĂ©rente", prĂ©vient Guardiola, qui rĂȘve de retrouvailles avec son ancien club.

- Lyon a faim -

Paradoxalement l'Olympique Lyonnais aime ce genre de situation. "Nous ne sommes pas le Petit Poucet. Si nous en sommes là, c'est parce que nous faisons partie des huit meilleures équipes d'Europe cette saison", assure l'attaquant Karl Toko-Ekambi. Autre raison qui les distingue d'un Petit Poucet: les Lyonnais ont beaucoup à perdre.

Certes, la qualification au tour précédent contre la Juventus de Cristiano Ronaldo leur a permis de retrouver les quarts, dix ans aprÚs leur derniÚre participation. Mais tout l'édifice bùti sur cet exploit menace de s'écrouler.

AprĂšs un exercice de Ligue 1 dĂ©cevant, et une dĂ©faite en finale de la Coupe de la Ligue, Lyon doit ĂȘtre sacrĂ© Ă  Lisbonne pour Ă©viter le tremblement de terre, sportif et Ă©conomique, que provoquerait une saison sans compĂ©tition europĂ©enne, la premiĂšre depuis 1996-97.

La holding qui chapeaute le club, dont les dirigeants ont estimé à 100 millions d'euros le manque à gagner causé par la crise du Covid-19, a enregistré l'an passé un chiffre d'affaires record grùce à la Ligue des champions, génératrice de droits TV supplémentaires.

Sans C1, le vide guette les Lyonnais, qui ont pris leurs quartiers portugais dans la station balnĂ©aire de Caiscais, prĂšs de la "Bouche de l'Enfer", oĂč les vagues de l'ocĂ©an Atlantique se fracassent sur les rochers.

Battre l'une des meilleures Ă©quipes du continent, puis le grand favori bavarois en demi-finale, avant un Ă©ventuel triomphe en finale contre le PSG ou Leipzig: la route vers le salut s'annonce extrĂȘme... mais l'OL n'est jamais aussi fort que lorsqu'il est au pied des falaises.

"MĂȘme pas peur!", titre en "une" le quotidien rĂ©gional Le ProgrĂšs, quand L'Equipe Ă©voque une affiche "so exciting". "Avoir Ă©liminĂ© la Juventus nous a donnĂ© plus de confiance. L'appĂ©tit vient en mangeant. On a envie de rester longtemps Ă  Lisbonne", a assurĂ© Rudi Garcia.

AFP

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