Rolland Courbis ne veut pas ĂȘtre "un clown ou un guignol venu faire l'intĂ©ressant". Ca tombe bien, Caen espĂšre plutĂŽt profiter de la grande expĂ©rience de son nouveau conseiller, rompu aux missions difficiles, pour se maintenir en Ligue 1.
DÚs dimanche (15h00), les Normands sauront si l'effet de l'arrivée médiatisée de l'ancien entraßneur à la réputation de grande gueule se prolongera sur le terrain, à Toulouse, un autre mal classé qui n'a plus gagné à domicile en Ligue 1 depuis fin août. Sans titre bien défini, mais dans un rÎle de conseiller/mentor auprÚs de Fabien Mercadal, dont c'est la premiÚre saison en L1, Courbis, 800 matches pro sur le banc, n'a pas caché la difficulté de la tùche. Caen, avant-dernier, est "une équipe qui a perdu confiance, qui joue aujourd'hui en dessous de ses possibilités", a diagnostiqué vendredi l'ancien coach de Marseille, Montpellier et Rennes, entre autres.
PrĂ©sent Ă D'Ornano dimanche dernier, il n'a pas Ă©tĂ© rassurĂ© par le match contre Strasbourg, malgrĂ© le premier point pris par Malherbe en 2019 (0-0). "On a eu la confirmation que la moitiĂ© des joueurs, voire un peu plus que la moitiĂ©, ne sont pas en ce moment Ă leur niveau (...) Il y a certains joueurs que je regarde, je me demande si ce sont les mĂȘmes que j'ai pu connaĂźtre", a-t-il commentĂ© avec son franc-parler. Le mal est profond et s'est Ă©tendu au staff, "logiquement fatiguĂ© (et) qui a pris quelques bosses sur la tĂȘte, selon lui. Je ne suis pas plus compĂ©tent qu'eux, mais (je suis) plus frais qu'eux."
Joueurs "revigorés"
La réussite de cette mission dépendra principalement de sa cohabitation avec Mercadal. Un attelage qui n'aura rien à voir avec celui de sa "pige" de cinq mois à Rennes en 2016 quand, arrivé comme conseiller du président René Ruello pour aider Philippe Montanier, il avait fini par remplacer quelques jours plus tard le technicien qui n'avait jamais accepté une forme de mise sous tutelle. Cette fois, Courbis a été bien accueilli par Mercadal, et à l'entendre, leur fonctionnement est des plus simples: "Je l'écoute attentivement et je rajoute à ce que j'entends des choses qui me paraissent intéressantes, voire indispensables".
Des conseils qui pourront toucher tout les domaines: tactique, technique, entraĂźnement... L'ancien coach du Paris FC a apprĂ©ciĂ© les premiers jours de travail et mĂȘme senti ses joueurs "revigorĂ©s parce qu'il y a un nouvel oeil, un nouveau discours". Mais "quand il y a un changement d'entraĂźneur de maniĂšre classique, ça dure quinze jours la plupart du temps. LĂ , on va tenter de faire en sorte que ça perdure et que ça nous aide jusqu'Ă la fin de saison", a-t-il ajoutĂ©. "Avec le calendrier qui est le nĂŽtre, le maintien se fera dans les trois derniĂšres journĂ©es, peut-ĂȘtre mĂȘme Ă la derniĂšre journĂ©e et peut-ĂȘtre mĂȘme dans le dernier quart d'heure de la derniĂšre journĂ©e", a d'ailleurs prophĂ©tisĂ© Courbis, qui a dĂ» cocher les dates de la rĂ©ception de Dijon (34e journĂ©e) ou du dĂ©placement Ă Guingamp (35e j.). Et aprĂšs ? "Je suis ouvert Ă tout, a simplement glissĂ© Courbis. Si Ă la suite d'un maintien on veut continuer avec le mĂȘme duo, le mĂȘme staff (...) je dirai pourquoi pas, mais je peux pas dire ça aujourd'hui", a-t-il conclu. Il y a d'abord un maintien Ă aller chercher.
AFP

