Un conseil de défense sanitaire lundi

Covid-19 : vers de nouvelles mesures pour faire face Ă  la 5e vague ?

  • PubliĂ© le 3 dĂ©cembre 2021 Ă  21:02
  • ActualisĂ© le 3 dĂ©cembre 2021 Ă  21:04
Le Premier ministre Jean Castex visite le laboratoire des Hospices Civils de Lyon, à l'hÎpital de la Croix-Rousse, le 3 décembre 2021 à Lyon

Pour ne pas se laisser submerger par la cinquiÚme vague et face à l'arrivée du variant Omicron dont on ignore encore la dangerosité, le gouvernement n'exclut pas d'annoncer de nouvelles mesures la semaine prochaine, dans l'espoir de casser une courbe "vertigineuse".

Pour sa premiÚre sortie aprÚs une infection au Covid et dix jours d'isolement, le Premier ministre Jean Castex a indiqué jeudi qu'un Conseil de défense sanitaire aurait lieu lundi. Il s'agira de "voir s'il y a lieu de prendre des mesures complémentaires", a-t-il déclaré.

A trois semaines de Noël, cela signifie-t-il le retour de restrictions? La France peut-elle prendre des mesures aussi sévÚres que certains de ses voisins, à l'instar de l'Allemagne qui va interdire l'accÚs aux commerces non essentiels, restaurants, lieux de culture ou de loisirs aux non vaccinés ?

La Belgique a quant Ă  elle annoncĂ© vendredi que les Ă©coles maternelles et primaires fermeraient leurs portes avec une semaine d'avance pour les congĂ©s de NoĂ«l. "On fera, comme toujours, avec pragmatisme, proportion, et avec la mĂȘme philosophie, une Ă©valuation de la situation et des rĂ©ponses Ă  apporter", a dĂ©clarĂ© le chef de l'Etat Emmanuel Macron vendredi depuis DubaĂŻ.

"C'est une courbe vertigineuse et donc c'est un Conseil de défense réuni dans ce contexte", a pour sa part commenté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

- "Vacciner, vacciner, vacciner" -

Cette cinquiÚme vague se traduit par une nette dégradation des indicateurs. 48.416 cas ont été recensés jeudi, soit une moyenne quotidienne sur 7 jours de 36.700, contre moins de 6.000 un mois auparavant.

Une hausse qui se répercute aussi sur l'hÎpital. Quelque 10.790 malades du Covid sont actuellement hospitalisés en France, dont 1.934 dans les services de soins critiques, contre environ 6.600 et 1.000 un mois auparavant.

Selon les autorités sanitaires, le niveau d'incidence (la proportion de nouveaux cas) est désormais supérieur au pic de la 4e vague: 342 cas pour 100.000 habitants la semaine derniÚre. Il est particuliÚrement élevé chez les enfants de 6 à 10 ans (750 pour 100.000), qui n'ont pas accÚs à la vaccination et sont davantage dépistés en milieu scolaire.

Pour le moment, le gouvernement mise sur deux armes pour se défendre face à cette aggravation de l'épidémie. "Il faut continuer de vacciner, vacciner, vacciner, de respecter les gestes barriÚres", a plaidé vendredi Emmanuel Macron. La campagne de rappel bat son plein et le gouvernement assure que la population éligible - les plus de 18 ans - ne manquera pas de doses.

Pour les 5-11 ans Ă  risque de faire des formes graves, la vaccination devrait ĂȘtre ouverte "Ă  compter de la mi- Ă  fin dĂ©cembre", a dĂ©clarĂ© vendredi le ministre de la SantĂ©, Olivier VĂ©ran. Pour tous les autres, cela viendra "probablement au dĂ©but du mois de janvier, de façon progressive et facultative".

- Antécédents de voyage -

Mais un nouvel ennemi se profile: le variant Omicron, qui inquiĂšte par le nombre extrĂȘmement Ă©levĂ© de ses mutations. Il est trop tĂŽt pour le moment pour savoir s'il sera particuliĂšrement contagieux et s'il rĂ©sistera en partie aux vaccins actuels.

Les autoritĂ©s sanitaires de nombreux pays le surveillent comme le lait sur le feu. En France, le nombre de cas d'infection au variant Omicron se monte dĂ©sormais Ă  neuf, selon le dernier bilan: deux cas Ă  La RĂ©union, trois en Île-de-France, un en Pays de la Loire, un en Auvergne-RhĂŽne-Alpes, un en Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur, un en Grand Est.

Toutes les personnes testées positives à ce variant "avaient des antécédents de voyage en Afrique australe", a précisé Santé Publique France vendredi.

La vague actuelle, dont le pic pourrait intervenir entre mi-décembre et fin janvier, est pour le moment uniquement due au variant Delta, hégémonique.

Moins d'un mois avant les fĂȘtes de fin d'annĂ©e, cet air de "dĂ©jĂ  vu" commence Ă  alarmer le monde Ă©conomique. Le secteur de l'Ă©vĂ©nementiel connaĂźt une avalanche d'annulations ces derniers jours et la liste devrait s'allonger. Dans les PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, la mairie de Biarritz a dĂ©cidĂ© d’annuler deux soirĂ©es devant rĂ©unir samedi et dimanche quelque 9.000 clubbers.

AFP

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