Disparition de Delphine Jubillar: l'ex-petite amie de son mari auditionnée

  • PubliĂ© le 23 juillet 2025 Ă  16:37
  • ActualisĂ© le 23 juillet 2025 Ă  16:49
Cédric Jubillar participe à des recherches organisées par la gendarmerie pour retrouver son épouse disparue, Delphine, à Cagnac-les-Mines, prÚs d'Albi, le 23 décembre 2020

L'ex-petite amie de Cédric Jubillar, qui affirme que le peintre-plaquiste lui a avoué avoir tué son épouse Delphine, était entendue mercredi par les gendarmes à Auch, dans le Gers.

Elle Ă©tait en cours d'audition par les enquĂȘteurs de la section de recherches de gendarmerie de Toulouse, a-t-on appris de sources proches de l'enquĂȘte.

La présidente de la cour d'assises du Tarn, HélÚne Ratinaud, avait ordonné lundi l'audition avant le 31 juillet de cette jeune femme, alors que le procÚs de Cédric Jubillar pour meurtre par conjoint doit s'ouvrir le 22 septembre pour quatre semaines à Albi.

Lundi, l'avocat de la jeune femme, Joaquinito Maria Alogo de Obono, s'est dit "ravi par la décision de Mme la présidente, ce jour, que (sa) cliente soit enfin écoutée", ajoutant qu'elle souhaitait se constituer partie civile et "avait souhaité que la justice l'entende".

L'accusé, qui a toujours nié toute implication dans la disparition de l'infirmiÚre à Cagnac-les-Mines (Tarn) en décembre 2020, aurait, selon des documents judiciaires, déjà affirmé à un co-détenu ainsi qu'à une autre ex-compagne l'avoir tuée.

Jean-Baptiste Alary, l'un des trois avocats de Cédric Jubillar, s'est dit étonné mercredi du fait que, contrairement à ce qui s'est produit dans le passé, on ait "attendu trois mois" pour interroger la jeune femme.

"Je ne comprends pas. Cette information semble ĂȘtre connue depuis le 14 mai. Mais qu'est-ce qu'ils font ? À l'Ă©poque du co-dĂ©tenu, celui-ci Ă©tait auditionnĂ© dans la journĂ©e. Et aujourd'hui, quelqu'un qui aurait reçu ces confidences, on attend trois mois pour l'auditionner. Je n'ai mĂȘme plus d'explication", a-t-il dit Ă  l'AFP.

Les services d'enquĂȘte avaient reçu le 14 mai le tĂ©moignage d'un "individu qui rapportait avoir reçu les confidences de la compagne de CĂ©dric Jubillar sur son implication dans les faits qui lui sont reprochĂ©s", avant qu'un procĂšs-verbal retranscrivant ces propos ne soit transmis dĂ©but juillet Ă  la prĂ©sidente de la cour d'assises.

- "J'ai déjà tué" -

L'accusé aurait confié à sa petite amie d'alors avoir étranglé son épouse. "J'ai déjà tué une fois, ne me trompe pas et tout se passera bien", lui aurait encore dit le peintre-plaquiste, incarcéré depuis sa mise en examen en juin 2021, selon des propos rapportés le 11 juillet à l'AFP par l'avocat de cette derniÚre, Me Alogo de Obono.

"Si ces propos ont Ă©tĂ© tenus, ils peuvent relever d'une provocation qui ne serait que la troisiĂšme. Je crois que, dans le caractĂšre qui est le sien, il peut, peut-ĂȘtre de guerre lasse, Ă  force d'entendre +mais qu'est-ce qui s'est passĂ© ?+, par provocation, raconter n'importe quoi", a estimĂ© Me Alary.

"Si on prend un peu de recul, les premiĂšres rĂ©vĂ©lations ont fait l'objet d'investigations. Ça n'a strictement rien donnĂ©. Les deuxiĂšmes rĂ©vĂ©lations Ă  son co-dĂ©tenu ont fait l'objet d'investigations, ça n'a strictement rien donnĂ© non plus", a-t-il encore affirmĂ©.

À la suite des dĂ©clarations de cet homme qui a occupĂ© une cellule Ă  cĂŽtĂ© de celle de CĂ©dric Jubillar, des recherches d'ampleur pour trouver le corps de l'infirmiĂšre disparue avaient Ă©tĂ© entreprises, en vain, dĂ©but 2022.

Dans cette affaire sans corps, ni aveux, ni témoin, ni scÚne de crime, Cédric Jubillar nie toute responsabilité et clame son innocence.

 AFP

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