Le FC Barcelone reste Roi d'Espagne! Le géant catalan a décroché dimanche son 29e titre en Liga en s'imposant (2-0) dans le Clasico face au Real Madrid, affirmant un peu plus sa domination actuelle sur son éternel rival, condamné à une saison blanche.
La fĂȘte fut totale, dimanche soir sur la pelouse du Camp Nou, qui retrouvait le goĂ»t d'un Clasico pour la premiĂšre fois depuis trois ans (pour cause de travaux). Elle devrait se terminer trĂšs tard, et elle a commencĂ© trĂšs tĂŽt, alors qu'un nul suffisait en thĂ©orie aux Catalans, leaders de Liga avec 11 points d'avance - dĂ©sormais 14 - pour sceller leur deuxiĂšme sacre consĂ©cutif et plonger leurs Ă©ternels rivaux madrilĂšnes dans une crise sans fin.
Les hommes d'Hansi Flick, endeuillĂ© quelques heures plus tĂŽt par la mort de son pĂšre mais prĂ©sent tout de mĂȘme sur son banc, ont en effet bouclĂ© l'affaire en moins de vingt minutes, ne laissant aucun espoir aux Merengues, condamnĂ©s officiellement Ă l'affront d'une deuxiĂšme saison sans titre majeur.
En l'absence du prodige blaugrana Lamine Yamal, touchĂ© aux ischio-jambiers, c'est l'ailier anglais Marcus Rashford qui a lancĂ© le feu dâartifice barcelonais avec un coup franc en pleine lucarne (9e, 1-0). L'attaquant espagnol Ferran Torres, Ă nouveau prĂ©fĂ©rĂ© Ă Robert Lewandowski, lâa prolongĂ© aprĂšs une dĂ©viation gĂ©niale de Dani Olmo en pivot (19e, 2-0).
Les festivités dureront sûrement jusque tard dans la nuit en Catalogne, tandis que la saison, déjà longue, va devenir vraiment interminable pour la Maison Blanche, déjà en feu avant la rencontre aprÚs une semaine chaotique, marquée par deux altercations successives entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde, mis au repos forcé pendant deux semaines aprÚs un traumatisme crùnien.
- Triomphe du collectif -
Elle avait pourtant remarquablement débuté, sous les ordres de Xabi Alonso, depuis remplacé par Alvaro Arbeloa, resté lui aussi sans solution face aux problÚmes de fond d'un effectif "galactique" mal construit et trop dépendant des exploits individuels de ses stars pour rivaliser avec la force collective barcelonaise.
PortĂ© alors par un Kylian MbappĂ© inarrĂȘtable, absent dimanche car pas encore remis d'une blessure aux ischio-jambiers, le Real comptait mĂȘme cinq points d'avance sur son Ă©ternel rival aprĂšs sa victoire au match aller (2-1). Mais la dynamique s'est totalement inversĂ©e ensuite: le club merengue n'a pris que 47 points sur 72, quand Barcelone en a rĂ©coltĂ© 66.
Cela sâest parfois jouĂ© Ă rien, Ă une parade de Joan Garcia, un coup de gĂ©nie de Lamine Yamal, ou Ă un but de lâĂ©paule de Robert Lewandowski. Mais les Blaugranas ont rĂ©ussi un quasi sans-faute depuis leur revers au BernabĂ©u en octobre, avec 23 succĂšs pour seulement deux dĂ©faites, tandis que les Merengues ont multipliĂ© les fautes de parcours et les revers cinglants (Celta Vigo, Getafe, Majorque, Osasuna...).
RestĂ©s fidĂšles jusqu'au bout Ă l'idĂ©e de jeu ultra-offensive de leur entraĂźneur, mĂȘme lorsqu'elle leur a coĂ»tĂ© des points, les Catalans ont Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s avant mĂȘme le terme de la saison, et couronnĂ©s pour la premiĂšre fois de leur histoire lors d'un Clasico.
Ils joueront dĂ©sormais les trois derniĂšres journĂ©es pour atteindre la barre symbolique des 100 points, ce qui n'a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© seulement que deux fois, par le Real en 2011-12, puis par le Barça lui-mĂȘme la saison suivante.
L'entraßneur présent sur le banc madrilÚne à cette époque? Un certain José Mourinho, appelé aujourd'hui pour (re)venir au chevet d'un géant malade, et qui ne gagne plus.
AFP
