HĂ©roĂŻques, les handballeurs français ont arrachĂ© leur billet pour les demi-finales de l'Euro en renversant le Danemark (30-29), mercredi Ă Budapest dans leur dernier match de poule, et peuvent continuer Ă rĂȘver d'un troisiĂšme titre continental.
CâĂ©tait âun moment de vie et de mortâ pour Guillaume Gille. Ses Bleus sont bel et bien en vie, qualifiĂ©s un peu miraculeusement aprĂšs avoir Ă©tĂ© longtemps menĂ©s par leurs grands rivaux scandinaves. Et encore de cinq buts Ă douze minutes de la fin.
Car les Danois, s'ils avaient laissĂ© leur star Mikkel Hansen au repos, Ă©tant dĂ©jĂ qualifiĂ©s, n'Ă©taient pas lĂ pour faire de cadeau et entendaient bien âmettre la France dans lâavionâ.
Pour le moment, lâavion du retour reste au sol. Les champions olympiques Ă Tokyo il y a six mois, contre ces mĂȘmes Scandinaves, ont plutĂŽt choisi de sâenvoler avec caractĂšre vers le dernier carrĂ© oĂč ils affronteront les SuĂ©dois vendredi. L'autre demi-finale opposera le Danemark Ă l'Espagne.
Il a fallu un sursaut, le sang froid d'Hugo Descat au penalty, le rĂ©veil au bon moment, en deuxiĂšme pĂ©riode, dâun Vincent GĂ©rard longtemps aux abonnĂ©s absents. Sans Nicolas Tournat et Kentin MahĂ©, absents pour covid, les Bleus ont d'abord Ă©tĂ© malmenĂ©s pendant tout le premier acte. Ils ont rĂ©alisĂ© une remontĂ©e fantastique pour se qualifier dans les derniers instants.
- Longtemps Ă -5 -
Il a fallu attendre la 58e minute et un tir victorieux de Dika Mem pour voir les Français prendre l'avantage pour la premiÚre fois, preuve de la force de caractÚre qui s'est dégagée du groupe de Valentin Porte.
"C'est énorme ! On a été un petit peu pris par l'enjeu en début de match, on rate complÚtement notre entame, surtout en défense on prend l'eau et on a rien pour se rassurer. Mais on apprend de nos erreurs, derriÚre on n'a rien lùché. On est resté à moins cinq longtemps, on y a toujours cru et au final on est récompensés", a déclaré le capitaine.
Bien sûr, le sélectionneur Guillaume Gille, toujours absent mercredi pour covid-19 lui aussi et suppléé par Erick Mathé, aurait sûrement préféré éviter certaines turbulences pour se qualifier.
Les Bleus semblaient dâailleurs partis pour cela, avec 100% de victoires Ă lâissue du premier tour et une dĂ©monstration contre les Pays-Bas lors de la premiĂšre rencontre du tour principal (34-24).
Et puis le plomb dans lâaile. Il y a dâabord eu le retour des tuiles liĂ©es au Covid-19, acteur majeur de cet Euro oĂč le variant Omicron sâest invitĂ© comme adversaire commun Ă toutes les nations engagĂ©es. La France en a eu son lot avec Karl Konan d'abord puis MahĂ© et Gille, Ludovic Fabregas Ă©tant lui malade (mais pas positif) lors de la dĂ©faite face Ă l'Islande.
Cette déroute face aux insulaires (29-21) avait semblé sonné le glas des espoirs français, jusqu'à ce que les Croates les réaniment en battant contre toute attente les Nordiques lundi.
La roue semblait Ă nouveau tourner dans le bon sens. La France retrouvait Karl Konan et Ludovic Fabregas et sâimposait devant le MontĂ©nĂ©gro. Un nul contre le Danemark leur suffisait dĂ©sormais. Avec la victoire, ils y ont ajoutĂ© le panache.
AFP



