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F1: Renault rachĂšte Lotus et met fin au suspense

  • PubliĂ© le 4 dĂ©cembre 2015 Ă  10:05
La monoplace Lotus pilotée par Romain Grosjean sur le circuit de Yas Marina du GP d'Abou Dhabi, le 29 novembre 2015

Renault a officialisé son retour en Formule 1 en annonçant le rachat de l'écurie Lotus au fonds d'investissement luxembourgeois Genii Capital, par la voix de son PDG Carlos Ghosn jeudi soir, mettant fin in extremis à un long suspense.


"Les principaux contrats ont été signés le 3 décembre 2015", explique dans un communiqué M. Ghosn, pour qui "Lotus F1 est apparue comme la meilleure écurie partenaire" de ce retour au plus haut niveau, avec une écurie à part entiÚre.
Et pour cause, c'est Renault qui avait vendu cette mĂȘme Ă©curie d'Enstone Ă  Genii Capital, entre 2009 et 2010, d'abord partiellement, puis complĂštement, Ă  un moment oĂč la marque française souhaitait prendre du recul par rapport Ă  la F1.
"Renault avait deux options : revenir Ă  100% ou sortir complĂštement. AprĂšs analyse dĂ©taillĂ©e, j'ai pris ma dĂ©cision : Renault sera prĂ©sent en Formule 1 dĂšs 2016", poursuit M. Ghosn dans un texte trĂšs attendu oĂč il dĂ©taille les raisons de sa dĂ©cision stratĂ©gique, arrĂȘtĂ©e aprĂšs plusieurs mois de nĂ©gociations acharnĂ©es.
"Les derniers Ă©lĂ©ments obtenus de la part des principaux acteurs de la F1 nous permettent de nous projeter avec confiance dans ce nouveau dĂ©fi. Notre ambition est de gagner, mĂȘme si raisonnablement, cela prendra du temps", affirme-t-il.
Gagner, c'était le cas comme motoriste avec Red Bull Racing de 2010 à 2013 : quatre titres constructeurs et quatre titres pilotes d'affilée, grùce à l'Allemand Sebastian Vettel. Mais Renault estimait alors les retombées insuffisantes par rapport à ses investissements.
- Lotus sauvée de justesse -
"En redevenant une écurie à part entiÚre, Renault pourra tirer pleinement profit de ses victoires. Le positionnement de motoriste avait du sens mais il a montré ses limites. Le retour sur image et sur investissement, rendu nécessaire par le nouveau rÚglement moteur, était faible", ajoute M. Ghosn dans le communiqué du groupe Renault.
Le temps a passé trÚs vite depuis les premiÚres discussions avec Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, fin mai dans le paddock du Grand Prix de Monaco. Et Renault devait se déterminer avant lundi prochain, date de la prochaine audience fixée par un tribunal de Londres.
Pour sauver Lotus de la faillite, Renault avait déjà rédigé une "lettre d'intention" fin septembre, obtenant un délai supplémentaire auprÚs de la justice britannique. La signature des "principaux contrats", évoquée jeudi soir, va permettre de passer cette grosse chicane sur la route du retour de Renault en F1.
Présente en F1 de maniÚre quasi ininterrompue depuis 1977, avec une écurie à part entiÚre ou comme simple motoriste, Renault est devenue championne du monde de F1 en 2005 et 2006 avec l'Espagnol Fernando Alonso, sous le nom de Renault F1.
Ses ambitions seront forcément moins élevées l'an prochain pour une saison de transition, avec un pilote moyen, le Vénézuélien Pastor Maldonado, et un débutant, le Britannique Jolyon Palmer (24 ans), face aux deux géants de la F1 moderne, Mercedes et Ferrari.
Quant à la fourniture probable de moteurs à Red Bull Racing en 2016, qui porteraient un autre nom que Renault et seraient développés par un ingénieur autrichien, Mario Ilien, elle n'est pas évoquée du tout dans le communiqué de jeudi soir.

- © 2015 AFP
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