De 16,50 Ă  19,90 euros l'action

Frannçaise des jeux : entre 16,50 et 19,90 euros pour tenter sa chance en Bourse

  • PubliĂ© le 7 novembre 2019 Ă  01:39
  • ActualisĂ© le 7 novembre 2019 Ă  05:31
Bruno Le Maire au ministĂšre de l'Economie et des Finances Ă  Paris, le 31 octobre 2019

16,50 Ă  19,90 euros l'action: c'est le prix qu'il faudra dĂ©bourser pour participer Ă  la privatisation de la Française des Jeux, a annoncĂ© mercredi le ministre de l?Économie Bruno Le Maire, Ă  la veille de l'ouverture de la pĂ©riode de souscription.

L'État prĂ©voit de cĂ©der 52% du capital (sur un total de 72% aujourd'hui) et "sur cette cession, nous sommes prĂȘts Ă  en rĂ©server jusqu'Ă  un tiers aux particuliers", a-t-il prĂ©cisĂ© dans un entretien au Parisien. Il a Ă©galement indiquĂ© que le gouvernement avait fixĂ© Ă  200 euros le seuil minimum de souscription.

"La souscription est ouverte à compter du jeudi 7 novembre et jusqu'au mardi 19 novembre à 20 heures, pour les particuliers", a indiqué M. Le Maire.
Cette fourchette de prix annoncée par le ministre est indicative: le prix définitif ne sera fixé qu'aprÚs la clÎture de la période de souscription, en fonction de la demande, et juste avant la premiÚre cotation à la Bourse de Paris, qui est prévue pour le 21 novembre.

L'État, qui va mettre sur le marchĂ© prĂšs de 100 millions de titres, tirerait ainsi entre 1,64 et 2 milliards d'euros de cette privatisation, qui valoriserait l'entreprise entre 3,15 et 3,8 milliards, selon des calculs de l'AFP. Le pactole potentiel de l'opĂ©ration doit permettre d'abonder le fonds pour l'innovation et l'industrie.

Pour les convaincre d'investir, plusieurs avantages sont réservés aux petits épargnants, a rappelé le ministre: une décote de 2% est ainsi prévue sur les titres qu'ils achÚteront, et ils se verront également attribuer une action gratuite pour dix achetées s'ils les conservent pendant 18 mois. "Les actions gratuites sont toutefois plafonnées à 5.000 euros d'actions achetées", a prévenu Bruno Le Maire.

- L'État entend garder le contrîle -

Interrogé sur les risques encourus par les épargnants, comme précédemment lors des privatisations de Renault ou EDF, M. Le Maire s'est voulu rassurant, estimant que "les marchés ne sont pas comparables". "Ceux de l'énergie et de l'industrie automobile peuvent varier davantage, notamment en fonction de facteurs mondiaux", a-t-il estimé, mettant en avant la "croissance dynamique" de la FDJ et les chiffres de la consommation de jeux en France "en augmentation réguliÚre".

Du cĂŽtĂ© des investisseurs privĂ©s, ils sont "nombreux" Ă  avoir fait part de leur intĂ©rĂȘt pour cette introduction en Bourse, a assurĂ© le ministre, qui s'est toutefois bien gardĂ© de citer des noms avant l'opĂ©ration. Ce projet de privatisation a suscitĂ© de vives critiques, en particulier au Parlement oĂč les oppositions ont dĂ©noncĂ© une opĂ©ration "court-termiste", une "aberration Ă©conomique" ou encore "une erreur qui aura de graves consĂ©quences en terme de santĂ© publique", notamment dans la lutte contre l'addiction au jeu.

L'État, qui possĂšde actuellement 72% de la FDJ, "reste le premier actionnaire avec 20% du capital. Il disposera de trois reprĂ©sentants au conseil d'administration. Enfin, au cas oĂč un autre actionnaire souhaiterait acquĂ©rir plus de 10 % de l'entreprise, il devra obtenir l'agrĂ©ment de l'Etat. Il n'est pas question que la FDJ passe sous contrĂŽle Ă©tranger", a assurĂ© le ministre.

HéritiÚre de la loterie nationale créée en 1933, la FdJ est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financiÚre: l'an dernier, les Français ont encore misé prÚs de 16 milliards d'euros dans ses jeux d'argent et de hasard.

MĂȘme aprĂšs la privatisation, l?État français continuera d'empocher les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versĂ©es chaque annĂ©e par la FdJ. Il recevra Ă©galement 380 millions d'euros de l'entreprise en Ă©change du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son rĂ©seau physique.

La seule rentrĂ©e d'argent Ă  laquelle l?État renonce concerne les dividendes: il avait touchĂ© 87 millions d'euros au titre de l'exercice 2018, une somme qui sera drastiquement rĂ©duite avec l'abaissement de 72% Ă  20% de sa prĂ©sence au capital de la FdJ.

En 2019, la Française des Jeux prévoit d'engranger quelque 16,9 milliards d'euros de mises, soit une augmentation de 7% par rapport à 2018.
AFP

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1 Commentaires
happy Man
happy Man
6 ans

Est-ce qu'il reste encore des actions Euro-Tunnel ? c'est peut-ĂȘtre plus intĂ©ressant ?