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GB: les anti-Brexit dans la rue

  • PubliĂ© le 2 juillet 2016 Ă  14:10
Des manifestantes pro-européennes à Edindhurg, en Ecosse, le 28 juin 2016

Des dizaines de milliers de Britanniques s'apprĂȘtent Ă  dĂ©filer samedi Ă  Londres pour manifester leur opposition Ă  la sortie du Royaume-Uni de l'UE, alors que la question de leur leadership agite les partis conservateur et travailliste.


Les manifestants devaient partir à 11H00 (10H00 GMT) de Park Lane, dans le centre de Londres, pour se rendre jusqu'au parlement. Selon les organisateurs, quelque 40.000 personnes seront présentes au départ du cortÚge.
"Nous pouvons retirer notre doigt du bouton d'autodestruction et empĂȘcher le Brexit en refusant que le rĂ©fĂ©rendum ait valeur de dernier mot", Ă©crit l'organisateur de la marche, Keiran MacDermott, sur la page Facebook de l'Ă©vĂ©nement. "N'abandonnons pas la prochaine gĂ©nĂ©ration. Manifestons, protestons et stoppons le Brexit".
Selon un sondage Ipsos Mori pour la BBC, 16% des Britanniques ayant voté au référendum pensent que la Grande-Bretagne restera dans l'UE, 22% ne sachant pas si le pays sortira du giron européen. Et 48% des votants estiment que des élections législatives doivent avoir lieu avant l'ouverture des négociations de sortie de l'UE.
Les ministres Theresa May (Intérieur) et Michael Gove (Justice), tout deux engagés dans la course à la succession du Premier ministre démissionnaire David Cameron, ont annoncé qu'ils ne déclencheraient pas la procédure du Brexit avant fin 2016, voire en 2017, suscitant l'agacement du président français François Hollande vendredi.
La dĂ©cision du Brexit "a Ă©tĂ© prise" et "elle ne peut pas ĂȘtre reportĂ©e ou elle ne peut pas ĂȘtre annulĂ©e", a-t-il dĂ©clarĂ©, les dirigeants europĂ©ens appelant Ă©galement Ă  l?activation la plus rapide possible de l'article 50 pour mettre fin Ă  l'incertitude ambiante.
Pour le chef de la diplomatie vaticane, Mgr Paul Richard Gallagher, interrogé samedi par l'AFP, le choc du Brexit doit provoquer une "refondation" de l'Europe et "renforcer" ses objectifs.
- 'Besoin de platitude et de compétence' -
Chez les conservateurs, Theresa May, 59 ans, conforte son statut de favorite pour succéder à David Cameron : une centaine de députés lui ont d'ores et déjà apporté leur soutien, contre une vingtaine pour Michael Gove, selon les médias britanniques.
"AprĂšs l'Ă©norme choc du vote pro-Brexit, le pays a besoin de stabilitĂ© et de quelqu'un de compĂ©tent et d'habile dans les nĂ©gociations. Elle (Theresa May) est peut-ĂȘtre plate (...) mais la platitude et la compĂ©tence est sans doute ce dont nous avons besoin aujourd'hui", Ă©crit John Rentoul, commentateur du journal en ligne The Independent.
Alors que le successeur de David Cameron doit ĂȘtre intronisĂ© le 9 septembre, certains appellent dĂ©jĂ  dans les rangs conservateurs Ă  installer Theresa May Ă  la tĂȘte du parti sans attendre le vote des 150.000 militants, la ministre Ă©tant susceptible de s'assurer d'ici peu le soutien de la majoritĂ© des 330 dĂ©putĂ©s conservateurs.
Le ministre de la Justice Michael Gove risque, lui, de pùtir de sa double trahison - d'abord de son ami David Cameron, puis de Boris Johnson - qui lui vaut nombre d'inimitiés au sein des députés conservateurs, dont 60% ont voté pour un maintien dans l'UE.
CÎté Labour, des membres du cabinet fantÎme ont mis sur pied une stratégie qui permettrait au trÚs décrié leader travailliste Jeremy Corbyn de se "retirer en toute dignité", selon la BBC.
Afin d'obtenir le départ rapide du chef du Labour, qui fait face à une fronde de 80% de ses troupes, les candidats à sa succession devraient s'engager à tenir certaines des promesses clés de M. Corbyn, notamment sur la question des inégalités sociales.
Consolation face aux divisions et à un climat morose, la victoire historique du pays de Galles vendredi soir en quart de finale de l'Euro contre la Belgique aura redonné le moral à certains.

Par Odile DUPERRY - © 2016 AFP
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