Mouvement citoyen

"Gilets jaunes": un millier de manifestants Ă  Paris, brefs incidents

  • PubliĂ© le 7 dĂ©cembre 2019 Ă  18:25
  • ActualisĂ© le 7 dĂ©cembre 2019 Ă  19:10
Manifestation de "gilets jaunes" à Paris, le 7 décembre 2019

Environ un millier de "gilets jaunes" manifestaient samedi dans le sud de Paris dans une ambiance émaillée de quelques tensions et sous haute surveillance policiÚre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Peu aprÚs 14H00, au niveau de l'avenue du Maine, dans le quartier de Montparnasse, des incidents entre manifestants et policiers ont briÚvement perturbé le cortÚge qui voulait dévier de l'itinéraire déclaré en préfecture pour cet acte 56, qui intervient entre deux journées de mobilisation contre la réforme des retraites.

Non loin de l'endroit oĂč ils ont voulu dĂ©vier du parcours prĂ©vu, se tenait au mĂȘme moment une manifestation contre le chĂŽmage et la prĂ©caritĂ©, traditionnellement organisĂ©e chaque premier samedi de dĂ©cembre.

Un groupe de manifestants a tentĂ© de forcer un barrage des gendarmes mobiles, qui les ont repoussĂ©s avec leurs boucliers et des grenades lacrymogĂšnes. Quelques autres tirs de gaz lacrymogĂšnes se sont ensuite produits en tĂȘte de cortĂšge. Une personne a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e sur une civiĂšre par des "street medics", sans que l'on connaisse dans l'immĂ©diat la gravitĂ© de sa blessure, a constatĂ© un journaliste de l'AFP.

Rejoints par des étudiants, des militants antifascistes et des syndicalistes de la CGT, les manifestants avaient progressé jusque-là dans le calme depuis leur départ de Bercy en fin de matinée, criant les slogans habituels de ce mouvement social né le 17 novembre 2018: "Macron démission", "Tout le monde déteste la police"...

"Tant que Macron n'est pas tombé, je reste dans la rue", a affirmé Anna, une greffiÚre de 56 ans. "Son parcours, sa façon de nous parler, sa politique", cette fonctionnaire de la justice déteste "tout" chez lui. "Il se croit sorti de la cuisse de Jupiter mais moi je travaille au quotidien avec les précarisés, je sais ce que c'est", a-t-elle ajouté.

Philippe Combaz, ingénieur des Mines dans le domaine de l'énergie, marche lui pour "une meilleure répartition des richesses". "J'ai travaillé pour Total, EDF, Engie, Alstom, je sais comment est craché le fric dans les grandes entreprises, je connais les arriÚre-cuisines", a-t-il dit à l'AFP.

AFP

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