Européennes

Hamon et Varoufakis veulent des listes sur un programme commun

  • PubliĂ© le 22 janvier 2018 Ă  01:37
  • ActualisĂ© le 22 janvier 2018 Ă  06:09
Yanis Varoufakis (G)  et Benoit Hamon, le 21 juin 2018 Ă  Paris

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle française Benoßt Hamon et l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ont lancé dimanche leur campagne pour les élections européennes de 2019, appelant à la constitution en Europe de listes sur un programme commun rompant avec l'austérité.


"Pour avoir UN agenda, UN cadre politique, nous avons aussi besoin d'une liste transnationale", a expliqué en anglais M. Varoufakis, au cours d'une conférence de presse à Paris avec Benoßt Hamon. M. Varoufakis a expliqué qu'il s'agissait en réalité de faire travailler ensemble différentes listes nationales, qui partageront un programme commun et soutiendront un candidat commun pour la présidence de l'UE. Les députés élus sous cette banniÚre formeront un nouveau groupe au Parlement européen.

"L'Union européenne n'existe pas, en réalité. C'est pourquoi légalement il n'est pas possible d'avoir une liste transnationale. Mais nous ferons comme si", a-t-il répondu. M. Varoufakis, fondateur il y a trois ans du mouvement européen Diem 25, a affirmé que celui-ci comptait plus de 78.000 membres, dont environ 20.000 en Allemagne et 5.000 en France. Il a indiqué avoir noué déjà des partenariats en France, en Pologne, en Italie, en Belgique...

M. Varoufakis et M. Hamon se sont accordés sur un agenda. Un appel sera lancé en février en direction de tous les progressistes européens, et un meeting réunira en mars ceux qui auront répondu présent. En juin, une campagne sera lancée à travers l'Europe pour promouvoir les idées du mouvement. Sur le fond, M. Varoufakis a expliqué vouloir mettre fin au face à face entre "l'establishment" qui gouverne l'Europe et les "désintégrationnistes" pour qui l'Europe est devenue un problÚme.

Il souhaite mener une action sur deux fronts: Ă  court terme, dĂšs le lendemain des Ă©lections, en inflĂ©chissant les politiques europĂ©ennes dans le cadre des traitĂ©s existants. Et Ă  l'horizon de 2025 en permettant l'Ă©criture d'une nouvelle constitution europĂ©enne. "Nous avons voulu discuter avec Diem 25 d'un agenda politique commun (..) qui soit applicable le lundi Ă  neuf heures au lendemain de l'Ă©lection europĂ©enne (...) Bien sĂ»r que nous voulons en finir avec l'Europe libĂ©rale (...) en tout cas l'Europe austĂ©ritaire, une Europe du chĂŽmage, du sous-emploi, de la pauvretĂ© et des inĂ©galitĂ©s, mais pour autant, mĂȘme sans changer les traitĂ©s --ce que nous voulons faire--, nous pensons qu'il y a un agenda Ă  construire en commun", a dit M. Hamon.

"Nous ne cĂ©dons pas au dĂ©sespoir de ceux qui pensent que plus rien n'est possible dans la construction europĂ©enne, et qu'il faudrait donc en finir avec l'austĂ©ritĂ© et l'Europe en mĂȘme temps", a-t-il rĂ©sumĂ©.

AFP

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