"Deux Gauches" titre en Une Libération qui voit le "PS écartelé. "Ce succÚs montre que la gauche perd son ùme si elle ne convainc pas ses électeurs qu'elle veut changer la société, en dépit de toutes les difficultés du gouvernement", écrit Laurent Joffrin, éditorialiste de Libé, pour qui "le duel se déroule sur un bateau qui prend l'eau".
Le Figaro, fait rare, est du mĂȘme avis que LibĂ©ration et titre en Une: "Hamon-Valls, le choc des deux gauches". Et "la victoire de BenoĂźt Hamon ou de Manuel Valls dimanche prochain ne rĂ©glera Ă©videmment rien pour le PS", assure l'Ă©ditorialiste du journal conservateur Paul-Henri du Limbert.
Le Parisien voit lui aussi "le PS coupé en deux" et titre en pages intérieures : "le choc des deux gauches" et souligne "deux visions opposées et un PS fracturé."
Un parti socialiste qui "doit trancher une fois pour toutes entre deux lignes qui ne se rejoignent que pour des alliances d'opportunité", note Patrice Chabanet, du Journal de la Haute Marne.
- 'Deux voies sans issue' -
"Deux voies pour le PS, avec le risque qu'elles soient quand mĂȘme toutes deux sans issue", prĂ©vient Daniel Muraz, du Courrier picard, qui annonce "une confrontation qui pourrait ĂȘtre rude".
"L'opposition entre Hamon et Valls s'annonce virile", assure Didier Rose des DerniÚres Nouvelles d'Alsace. Et prévoit un combat entre "l'utopiste" et "l'hyperréaliste"
Et "des jours difficiles pour le parti socialiste", alerte Bruno Dive, dans Sud-Ouest. Et celui-ci d'expliquer: "si Benoßt Hamon l'emporte, c'est le quinquennat sortant qui sera une deuxiÚme fois désavoué par la défaite de Manuel Valls, deux mois aprÚs le renoncement contraint de François Hollande".
"Le Parti socialiste en a vu d'autres dans son histoire, mais il est mal en point", reconnaßt Michel Urvoy, de Ouest-France. Et "cette cassure aura des conséquences électorales immédiates", prévient-t-il.
Jean-Claude SoulĂ©ry, de La dĂ©pĂȘche du Midi, pense que "BenoĂźt Hamon et Arnaud Montebourg, les deux chantres du +tout est possible+  pourraient dimanche prochain enterrer l'idĂ©e d'une gauche modĂ©rĂ©e capable de gouverner dans la durĂ©e."
Cécile Cornudet, dans Les Echos voient dans la victoire au premier tour de Benoßt Hamon : un "besoin de renouveau qui s'exprime une nouvelle fois" et se demande si cette "surprise" peut" suffire à rallumer la lumiÚre dans la maison PS'".
En fin de soirĂ©e, sur quelque 1,33 million de bulletins dĂ©pouillĂ©s, BenoĂźt Hamon arrivait en tĂȘte avec 36,3% des voix, au soir du premier tour de la primaire organisĂ©e par le PS, suivi de Manuel Valls avec 31,1%.
AFP



