Mario Balotelli a honoré son rendez-vous avec son ancien club en offrant le but de la victoire à l'Olympique de Marseille contre Nice (1-0), et surtout un rapproché à trois longueurs de Lyon et du podium de Ligue 1, dimanche pour la 28e journée.
Gling! La prime de 150.000 euros vient de tomber. Selon L?Ăquipe, le contrat court de "Super Mario" prĂ©voit ce bonus tous les cinq buts. Il a dĂ©jĂ franchi la premiĂšre volĂ©e de cinq, au bout de sept matches.
Sa superbe tĂȘte dĂ©croisĂ©e (69), sur un centre de Lucas Ocampos, a prolongĂ© l'histoire d'amour du buteur italien avec le VĂ©lodrome. Il ne court pas tant que ça aprĂšs la prime puisqu'il avait laissĂ© Florian Thauvin tirer un penalty lors de la victoire contre Saint-Ătienne (2-0).
Balotelli a aussi contribué à étendre la belle série marseillaises, cinq victoires et un nul en six matches. Marseille a fait le plein avant un difficile déplacement au Paris SG, qu'il n'a plus battu depuis sept ans.
Désormais, Lyon sent le souffle de son vieux rival sur sa nuque, avec à l'horizon la promesse d'un duel OM-OL de western à la 36e journée, le 12 mai.
Nice s'en doutait: il n'a pas vu le Balotelli de son étique début de saison: zéro but en six mois avant son transfert à Marseille.
McCourt a apprécié
Les "Aiglons" connaissaient la bĂȘte, ils l'ont chahutĂ©e. Leur dĂ©fense resserrĂ©e, avec ses trois centraux, n'a pas laissĂ© beaucoup d'espaces, mais l'Italien leur a Ă©chappĂ© une fois de trop.
Si le score est minimaliste, l'OM a mĂ©ritĂ© sa victoire pour avoir nettement dominĂ© et jouĂ© avec beaucoup d'envie. Le propriĂ©taire Frank McCourt a pu apprĂ©cier toute cette ferveur, aprĂšs l'ambiance dĂ©lĂ©tĂšre de sa derniĂšre visite, jour de dĂ©faite contre Lille (2-1), le 25 janvier, oĂč des banderoles lui demandaient en anglais de virer le coach.
Le phĂ©nix Rudi Garcia, justement, avait conservĂ© son 4-4-2 qui l'a sorti de la crise, avec Adil Rami cette fois laissĂ© en tribune. Le champion du monde aura peut-ĂȘtre une chance de revenir, car Boubacar Kamara, averti (69), va manquer le match contre Angers.
Dans sa gestion des cadres, sur le banc depuis le début de la série vertueuse, Garcia a offert un quart d'heure à Kevin Strootman, à la place de Balotelli, et cinq minutes à Dimitri Payet, qui a remplacé Maxime Lopez.
Luis Gustavo lui est restĂ© sur le banc. MĂȘme s'il a dit se mĂ©fier de l'adage, Garcia n'a pas changĂ© une Ă©quipe qui gagne.
En confiance, l'OM a d'entrée dominé les débats, mais sans apporter un danger brûlant devant le but du "mur" Walter Benitez.
Les bonnes chances sont venues d'une remise de la tĂȘte de Balotelli, sauvĂ©e par Christophe HĂ©relle devant Lucas Ocampos (26), ou d'une "spĂ©ciale" de Florian Thauvin, frappe enveloppĂ©e d'un rien au-dessus (31).
Célébration "shifumi"
BallotĂ©, Nice n'a eu que la premiĂšre occasion du match, en contre, par Allan Saint-Maximin, parti Ă la limite du hors-jeu mais battu dans son tĂȘte-Ă -tĂȘte avec Steve Mandanda (23).
A la reprise, l'OM a mis beaucoup d'énergie dans un pressing endiablé, jusque dans la propre surface des Niçois, pour faire vrombir ce Vélodrome qui aime tant que ses joueurs mouillent le maillot.
Cette intensité n'a d'abord donné qu'un centre mal dosé d'Hiroki Sakai (52) et une frappe de Thauvin contrée... par Ocampos (56). Mais les Azuréens ont fini par craquer, sur un bon ballon en cloche de l'Argentin vers Balotelli.
Les duettistes de la célébration, Thauvin et Balotelli, ont cette fois disputé un petit shifumi (pierre-feuille-ciseaux), assis en écoliers prÚs du poteau de corner.
Ils avaient déjà fait le coup de la fausse blessure aux adducteurs, contre Amiens, puis la story Instagram de Balotelli façon selfie.
Tout Marseille attend impatiemment la nouvelle idée de son duo pour célébrer un but. Au Parc des Princes?
AFP

