Europe

La France et l'Allemagne vont reproposer une taxe sur la finance

  • PubliĂ© le 3 dĂ©cembre 2018 Ă  04:04
  • ActualisĂ© le 3 dĂ©cembre 2018 Ă  07:32
La France et l'Allemagne vont reproposer une taxe sur la finance

La France et l'Allemagne vont chercher lundi Ă  ressusciter l'idĂ©e de taxe sur les transactions financiĂšres en proposant que les États membres rĂ©duisent ainsi leur contribution au budget de l'Union europĂ©enne, a affirmĂ© le journal allemand SĂŒddeutsche Zeitung.

Les ministres des Finances Olaf Scholz et Bruno Le Maire doivent présenter la proposition lors d'une réunion avec leurs homologues de la zone euro à Bruxelles, selon le quotidien bavarois lundi.

D'aprĂšs leur proposition Ă©crite, dont le SZ a obtenu copie, la taxe (dĂ©signĂ©e par l'acronyme anglais FTT) pourrait ĂȘtre "un Ă©lĂ©ment important" pour renforcer la cohĂ©sion de l'UE.
Les recettes "pourraient contribuer à un budget de la zone euro", écrivent les deux ministres. Les pays participants auraient le droit de déduire le produit de la FTT qu'ils reversent de leur écot au budget de l'Union.

La proposition reprend l'architecture d'une taxe existant déjà en France, visant les transactions sur les actions d'entreprises pesant plus d'un milliard d'euros en Bourse.
La SĂŒddeutsche Zeitung fait Ă©tat d'un dĂ©saccord entre Paris et Berlin, le gouvernement français prĂ©fĂ©rant allouer cette taxe Ă  un budget des 19 membres de la zone euro, tandis que l'allemand privilĂ©gierait celui des 27.

L'idée d'une taxe sur les transactions financiÚres est discutée à Bruxelles, sous différentes formes, depuis quelque huit ans.
En plus de son apport aux finances publiques, elle est décrite par ses partisans comme une maniÚre de limiter les excÚs de la spéculation sur les marchés financiers.

Mais le projet suscite des dĂ©bats qui ont Ă©tĂ© impossibles Ă  trancher jusqu'ici, sur son assiette comme sur son taux. Et ses adversaires, dont certains États membres de l'UE, estiment qu'elle pourrait de plus nuire Ă  l'attractivitĂ© des marchĂ©s financiers europĂ©ens.

AFP

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