Contre la maltraitance animale

La France interdira le broyage des poussins et la castration Ă  vif des porcelets fin 2021

  • PubliĂ© le 28 janvier 2020 Ă  12:10
  • ActualisĂ© le 28 janvier 2020 Ă  15:02
Des poussins dans une couveuse au Salon de l'agriculture, à Paris le 26 février 2017

Le broyage des poussins et la castration Ă  vif des porcelets, deux pratiques trĂšs controversĂ©es utilisĂ©es dans l'Ă©levage, seront interdits fin 2021, a annoncĂ© mardi le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, qui doit dĂ©tailler dans la matinĂ©e un plan pour l'amĂ©lioration du bien ĂȘtre animal. Il confirme ainsi officiellement des mesures qu'il avait Ă©voquĂ©es en novembre lors d'une interview Ă  la radio.

Le ministre a Ă©galement annoncĂ© avoir dĂ©cidĂ©, avec notamment l'Allemagne et l'Espagne, la mise en place "Ă  partir de l'annĂ©e prochaine" d'un Ă©tiquetage "sur le bien-ĂȘtre animal", sur le plateau de BFMTV-RMC.

Le gouvernement prévoit de lancer une expérimentation pour garantir au consommateur une information claire sur les modes d'élevage des produits carnés qu'il achÚte, selon un communiqué transmis à l'AFP.

Pour le broyage des poussins, "l'objectif, c'est de forcer les entreprises, la recherche à faire cela fin 2021, (...) trouver la technique qui marche à grande échelle", a déclaré M. Guillaume.

Venant compléter et renforcer des mesures déjà en vigueur, le plan prévoit d'améliorer la qualité de vie des animaux d'élevage en mettant fin à des pratiques douloureuses dont le broyage des poussins mùles set la castration à vif des porcelets, mais également de les protéger durant les transports, selon le communiqué.
Pour aller plus loin, le Centre national de rĂ©fĂ©rence pour le bien-ĂȘtre animal est aussi saisi pour "dĂ©finir les pratiques douloureuses et identifier les alternatives", indique le texte.

Le gouvernement veut Ă©galement que les financements de l'État soient dĂšs Ă  prĂ©sent "flĂ©chĂ©s prioritairement vers des bĂątiments favorisant l'expression naturelle des comportements des animaux d'Ă©levage". Et il s'engage Ă  militer dans les nĂ©gociations en cours sur la future Politique agricole commune (PAC) europĂ©enne pour conditionner les financements aux Ă©leveurs qui investissent dans des bĂątiments d'Ă©levage respectant des normes en matiĂšre de bien-ĂȘtre animal.

AFP

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1 Commentaires
Fleur
Fleur
6 ans

Pourquoi des dates toujours aussi tardives ? Le crime profite Ă  qui ???