Droits de l'homme

La guerre en Syrie a fait plus de 528.500 morts en prĂšs de 14 ans (OSDH)

  • PubliĂ© le 1 janvier 2025 Ă  19:33
  • ActualisĂ© le 1 janvier 2025 Ă  20:26
Dans une rue de Lattaquié, en Syrie, le 26 décembre 2024

La guerre en Syrie a fait plus de 528.500 morts, a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) aprÚs prÚs de 14 ans d'un conflit dévastateur déclenché par la répression d'un soulÚvement prodémocratie par le régime de Bachar al-Assad, renversé le 8 décembre.

Plus de 181.939 civils figurent parmi les plus de 528.592 personnes tuées depuis le début de la guerre en 2011, dont au moins 15.207 femmes et 25.284 enfants, ainsi que des combattants, selon l'Observatoire.

Ce bilan inclut les décÚs de l'année 2024, mais aussi des milliers d'autres morts durant les années de guerre que l'ONG n'a pu vérifier que derniÚrement.

Au total pour l'année 2024, marquée en décembre par la chute du pouvoir de Bachar al-Assad, l'OSDH rapporte la mort de 6.777 personnes. Parmi elles, figurent 3.598 civils dont 240 femmes et 337 "enfants de moins de 18 ans", selon le bilan publié par l'ONG, basé au Royaume-Uni mais disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Par ailleurs, 3.179 combattants issus des rangs des diffĂ©rents belligĂ©rants ont Ă©tĂ© tuĂ©s, dont les forces de "l'ancien rĂ©gime", "des groupes armĂ©s islamistes" et des jihadistes, d'aprĂšs la mĂȘme source.

En 2023, l'OSDH avait fait état de 4.360 personnes tuées, dont prÚs de 1.900 civils.

Parti le 15 mars 2011 d'un soulÚvement populaire violemment réprimé, le conflit s'est complexifié avec l'intervention d'acteurs internationaux et l'afflux de jihadistes du monde entier, sur un territoire morcelé par la guerre.

L'entrée dans Damas le 8 décembre d'une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a sonné le glas du "régime". Depuis plus d'un demi-siÚcle la famille Assad régnait sans partage sur la Syrie, réprimant toute opposition et muselant les libertés publiques.

L'OSDH, depuis 2011, a pu catégoriquement vérifier la mort de plus de 64.000 personnes dans les geÎles de l'ancien pouvoir "à cause de la torture, la négligence médicale ou des mauvaises conditions" de détention.

AFP

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