La phase de formulation des vĆux de formations dans l'enseignement supĂ©rieur s'ouvre mercredi sur Parcoursup pour les lycĂ©ens et Ă©tudiants qui veulent se rĂ©orienter.
L'Ă©dition 2025 avait Ă©tĂ© lancĂ©e le mois dernier avec une phase d'information. Les Ă©lĂšves de terminale ont Ă prĂ©sent jusqu'au 13 mars pour formuler dix vĆux maximum et finaliser leur dossier jusqu'au 2 avril.
La phase principale dâadmission dĂ©butera le 2 juin et le classement des vĆux en attente interviendra entre le 6 et le 10 juin.
Une phase complĂ©mentaire de formulation de vĆux supplĂ©mentaires au regard des places encore disponibles ouvrira ensuite le 11 juin, avant le dĂ©but des inscriptions le 4 juillet, aprĂšs la parution des rĂ©sultats du baccalaurĂ©at.
Parcoursup est accusée par certains élÚves d'accentuer la sélection et la pression scolaire, une revendication brandie notamment par des lycéens lors de blocages d'établissements scolaires sporadiques depuis plusieurs mois.
Interpellé sur la plateforme par la députée LFI Marie Mesmeur, lors de sa déclaration de politique générale, François Bayrou a affirmé mardi que "Parcoursup est une question".
"Nous avons besoin d'ouvrir les portes, sans doute en inventant la période, l'année d'articulation entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur", a-t-il encore dit, critiquant en creux la plateforme post-bac d'orientation.
La plateforme se dĂ©fend pour sa part d'accroĂźtre la sĂ©lection: "Lâobjectif demeure de remplir les capacitĂ©s dâaccueil", comme avant la crĂ©ation de Parcoursup.
Tandis que le tri en cas d'excÚs de candidatures par rapport aux places disponibles se faisait auparavant par ordre d'arrivée ou par tirage au sort, il se fait à présent à partir "de l'examen des dossiers", pour "plus de méritocratie", lit-on sur le site.
Le site de Parcoursup assure se borner Ă la "transmission des candidatures" et "la prise en compte des prioritĂ©s lĂ©gales", comme le "taux de boursiers dĂ©cidĂ©s par les recteurs pour chaque formation", mais souligne que ce sont "les enseignants des Ă©tablissements du supĂ©rieur qui organisent des commissions d'examen des vĆux".
Le gouvernement a annoncé la semaine derniÚre renforcer la lutte contre les fraudes dans l'enseignement supérieur privé, avec la possibilité d'exclure de la plateforme "les formations aux pratiques commerciales mensongÚres ou frauduleuses".
En novembre, l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur Patrick Hetzel avait affirmé vouloir "faire le ménage" dans les formations du supérieur, visant particuliÚrement les établissements privés.
Quelque 24.000 formations sont proposées sur la plateforme lancée en 2018. L'an dernier, autour de 945.000 candidatures ont été déposées sur Parcoursup, d'aprÚs le ministÚre de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
AFP
