Russie

Le crash de Moscou "apparemment" dĂ» au givrage de sondes Pitot

  • PubliĂ© le 13 fĂ©vrier 2018 Ă  18:16
  • ActualisĂ© le 13 fĂ©vrier 2018 Ă  18:22
Des enquĂȘteurs et Ă©quipes de secours sur les lieux du crash d'un Antonov, le 12 fĂ©vrier 2018 prĂšs de Moscou

Le crash d'un Antonov russe qui a fait 71 morts dimanche prĂšs de Moscou est "apparemment" dĂ» au givrage de sondes de vitesse Pitot, ont annoncĂ© mardi les enquĂȘteurs Ă  la suite de l'analyse d'une boĂźte noire de l'appareil.


Le crash "peut s'expliquer par des données incorrectes sur la vitesse du vol (...) apparemment liées au givrage de sondes Pitot dont le systÚme de chauffage était éteint", a indiqué dans un communiqué le comité intergouvernemental d'aviation (MAK).
Ces conclusions se basent sur "une "analyse prĂ©liminaire des informations enregistrĂ©es" dans l'enregistreur conservant les paramĂštres techniques du vol, ainsi que sur "l'analyse de cas analogues ayant eu lieu dans le passĂ©", a prĂ©cisĂ© cet organisme chargĂ© d'enquĂȘter sur les accidents aĂ©riens.
L'avion de ligne, un biréacteur Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines mis en service en 2010, s'est écrasé prÚs de Moscou dimanche peu aprÚs avoir décollé de l'aéroport de Domodedovo.
Il transportait 65 passagers et six membres d'équipages, qui sont tous morts.
L'appareil, qui se rendait à Orsk, une ville de l'Oural à la frontiÚre du Kazakhstan, s'est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de Moscou, prÚs du village de Stepanovskoïé.
Appelées aussi "tubes de Pitot", les sondes Pitot permettent aux pilotes de contrÎler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol.
Si ces sondes sont encrassĂ©es par du givre ou des dĂ©bris, une mesure incorrecte de vitesse peut ĂȘtre fournie aux pilotes, ce qui risque d'entraĂźner un dĂ©crochage de l'appareil si celui-ci vole trop lentement ou une dĂ©formation de l'avion si celui-ci va trop vite.
Les sondes Pitot avaient été mises en cause dans l'accident de l'Airbus A330 d'Air France qui assurait la liaison Paris-Rio (vol AF447) et s'était abßmé dans l'océan Atlantique le 1er juin 2009, tuant ses 228 occupants.

Par Catherine KURZAWA - © 2018 AFP

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