Les compétences des adultes en compréhension de l'écrit, calcul et résolution de problÚmes stagnent ou baissent dans la grande majorité des pays de l'OCDE, la France se situant en dessous de la moyenne, selon une étude publiée mardi.
Douze ans aprĂšs une prĂ©cĂ©dente enquĂȘte, l'intelligence artificielle et la digitalisation "rĂ©volutionnent l'utilisation des compĂ©tences de base et leur usage au quotidien", constate l'enquĂȘte du Programme pour l'Ă©valuation internationale des compĂ©tences des adultes (Piaac) de l'OCDE.
Les compétences de 160.000 personnes ùgées de 16 à 65 ans, représentatives de 673 millions d'habitants de 31 pays sur les 38 que compte l'OCDE ont été testées.
"Durant la derniĂšre dĂ©cennie, seuls la Finlande et le Danemark ont connu des amĂ©liorations significatives de la comprĂ©hension de l'Ă©crit (littĂ©ratie) par les adultes, alors que les autres pays ou Ă©conomies participant Ă l'enquĂȘte ont connu la stagnation ou le dĂ©clin", selon l'Ă©tude.
En calcul, huit pays ont vu leurs scores s'améliorer alors qu'il s'est détérioré dans sept autres.
En France, "les niveaux de maßtrise des compétences constatés en 2023 évoluent peu par rapport à la premiÚre édition de Piaac réalisée en 2012", d'aprÚs une note d'analyse de la direction des études du ministÚre du Travail (Dares) français.
Mais en compréhension de l'écrit, 28% des adultes en France ont ainsi un niveau de maßtrise "faible", contre 22% il y a une décennie, tandis que 64% ont aujourd'hui un niveau "intermédiaire", contre 70% en 2012.
L'Ă©cart avec la moyenne de l'OCDE reste sensiblement le mĂȘme qu'en 2012. En calcul et en rĂ©solution adaptative de problĂšmes (qui consiste Ă identifier les solutions Ă un problĂšme dont les termes peuvent Ă©voluer), la France se rapproche de la moyenne, sans toutefois l'atteindre.
"Les inĂ©galitĂ©s s'accentuent" dans l'Hexagone, relĂšve aussi la Dares, qui pointe des modifications dans le protocole de l'enquĂȘte "affectant les rĂ©sultats obtenus par les personnes rencontrant le plus de difficultĂ©s avec les outils informatiques".
Le service Ă©voque aussi d'autres facteurs, comme le fait d'ĂȘtre nĂ© Ă l'Ă©tranger avec une autre langue maternelle que le français ou d'avoir grandi "dans un mĂ©nage Ă dominante ouvriĂšre".
- "Inquiétude pour les démocraties" -
En comparaison internationale en 2023, la Finlande a le meilleur niveau en comprĂ©hension de l'Ă©crit et en calcul, qui arrive aussi en tĂȘte pour la rĂ©solution de problĂšmes, Ă Ă©galitĂ© avec le Japon. Les Pays-Bas, la NorvĂšge et la SuĂšde figurent aussi parmi les mieux classĂ©s.
A l'inverse, 11 pays, dont la France, affichent "des performances systĂ©matiquement infĂ©rieures Ă la moyenne de l'OCDE dans tous les domaines de compĂ©tences", selon les conclusions de l'enquĂȘte Piaac.
La France accuse notamment un retard par rapport à l'Allemagne dans les trois domaines, particuliÚrement marqué en ce qui concerne le calcul.
En compréhension de l'écrit, elle fait jeu égal notamment avec l'Autriche et Singapour; en calcul, elle se compare à la Hongrie et à la Croatie, tandis qu'en solutions de problÚmes, elle est au niveau des Etats-Unis.
Dans l'ensemble des pays de l'OCDE, "le lien entre emploi et compétences est plus faible" aujourd'hui qu'en 2012, probablement à cause de la plus grande difficulté pour les employeurs à recruter.
Mais les compĂ©tences restent "Ă©troitement associĂ©es au bien-ĂȘtre individuel et Ă l'engagement civique". Aussi, "de nombreux adultes peu qualifiĂ©s se sentent dĂ©connectĂ©s des affaires politiques et n'ont pas les compĂ©tences pour accĂ©der Ă des informations numĂ©riques complexes, ce qui est une source d'inquiĂ©tude croissante pour les dĂ©mocraties modernes".
Enfin, un tiers des travailleurs dans les pays de l'OCDE ne trouvent pas de travail en accord avec leurs qualifications, leurs compétences ou leurs études.
Or, "il y a des coĂ»ts Ă©conomiques et sociaux significatifs associĂ©s Ă une surqualification dans l'emploi, notamment un salaire rĂ©duit de 12% (en moyenne) et une probabilitĂ© rĂ©duite de quatre points de pourcentage d'ĂȘtre satisfait de sa vie", selon la synthĂšse de l'enquĂȘte.
AFP



Cool. C'est pas ce que les politiques voulaient? Et boloré? Bon,ben c'est bien. La vraie question c'est est ce qu'ils consomment les cons? Parce que c'est le but de tout ça : la consommation des ménages c'est la croissance française, toujours plus forte. C'est le capitalisme. Et qui sont les grands bénéficiaires de toute cette mediocrité abyssale?