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Les stars, les larmes, les faits d'armes: ce qu'on retiendra des JO-2022

  • PubliĂ© le 20 fĂ©vrier 2022 Ă  15:33
  • ActualisĂ© le 20 fĂ©vrier 2022 Ă  16:21
La skieuse chinoise Eileen Gu, lors des qualifications pour la finale du half-pipe aux Jeux de Pékin, le 17 février 2022 à Zhangjiakou

Eileen Gu et Nathan Chen ont brillé pendant les Jeux olympiques de Pékin, partageant la lumiÚre avec Johannes Boe, Johannes Strolz ou Alexander Bolshunov. Mais d'autres sportifs ont quitté la Chine sans la consécration attendue, à l'image de Kamila Valieva ou Mikaela Shiffrin:

. Eileen Gu, star Ă  domicile

Née en Californie d'un pÚre américain et d'une mÚre chinoise, Eileen Gu, prodige du ski freestyle de 18 ans, était déjà une idole en Chine. Avec ses deux sacres en Big air et en half-pipe et sa médaille d'argent en slopestyle, elle s'impose comme l'une des grandes stars des Jeux. Egalement brillante étudiante et mannequin, la triple médaillée affirme se sentir à la fois Chinoise et Américaine et vouloir servir de pont entre ses deux pays. Une diplomate en tenue de ski.

. Kamila Valieva dans la tourmente

La Russe Kamila Valieva, 15 ans, Ă©tait la grande favorite pour le titre en patinage artistique. Mais son sacre annoncĂ© vire au cauchemar lorsqu'elle se retrouve au coeur d'une embarrassante affaire de dopage. AutorisĂ©e Ă  concourir au terme d'un feuilleton de plusieurs jours, la prodige, en or dans l'Ă©preuve par Ă©quipes, s'effondre sous la pression dans son programme libre et laisse Ă©chapper la victoire et mĂȘme le podium.

La détresse de l'adolescente émeut le monde entier mais pas vraiment son entraßneure, la sévÚre et controversée Eteri Tutberidze, pointée du doigt par le président du CIO Thomas Bach pour sa froideur à l'égard de la patineuse.

. Nathan Chen, roi des "quads"

Triple champion du monde en titre, Nathan Chen s'impose de maniÚre magistrale sur la glace chinoise. Le "quad king" prend une revanche sur ses premiers JO chaotiques: à Pyeongchang en 2018, l'Américain, alors ùgé de 18 ans, avait patiné un programme court cauchemardesque et s'était finalement classé cinquiÚme. A Pékin, il a dominé tant le programme court que le programme libre.

. Shaun White dépose les armes

Un dernier tour --à 1440 degrés-- et puis s'en va. La légende du snowboard Shaun White n'a pas pu s'élever sur le podium du dernier concours de half-pipe de sa carriÚre. L'Américain de 35 ans, triple champion olympique, n'ajoutera pas une éniÚme médaille à son palmarÚs sans égal. Les larmes aux yeux dans l'aire d'arrivée, il a reçu l'hommage unanime de ses adversaires avant de confier que le snowboard avait été "l'amour de (sa) vie".

. Mikaela Shiffrin, digne dans la défaite

Attendue comme la reine des Jeux, l'AmĂ©ricaine Mikaela Shiffrin n'a pas remportĂ© une seule mĂ©daille alors qu'elle a disputĂ© toutes les Ă©preuves avec cet objectif. Surtout, elle est sortie trois fois lĂ  oĂč elle Ă©tait favorite, en gĂ©ant, en slalom, puis en combinĂ©. Un tremblement de terre pour la skieuse de 26 ans qui ne part presque jamais Ă  la faute habituellement. Digne dans la dĂ©faite, elle a pris le temps aprĂšs chaque revers de s'expliquer longuement Ă  travers tout l'interminable parcours mĂ©dia des Jeux olympiques.

. Les Suisses, rois de l'alpin

"Donnez-nous des adversaires", aiment chambrer les supporters suisses. Jamais la punchline ne s'est aussi bien portée qu'à ces Jeux en ski alpin. Les skieurs helvÚtes ont remporté cinq des onze titres distribués à Yanqing avec cinq sportifs différents (la descente pour Beat Feuz et Corinne Suter, le super-G pour Lara Gut-Behrami, le géant pour Marco Odermatt, le combiné pour Michelle Gisin), un record aux JO. Plus quatre autres médailles (argent pour Wendy Holdener en combiné, bronze pour Gut-Behrami en géant, Holdener en slalom, Gisin en super-G), pour une génération exceptionnelle.

. Alexis Pinturault, leader éprouvé

Le leader de l'Ă©quipe de France s'est effondrĂ©, en larmes devant la presse, aprĂšs sa chute, douloureuse pour l'Ă©paule et pour le moral, lors du combinĂ© alpin dont il Ă©tait favori. SacrĂ© N.1 mondial l'an dernier, cette machine Ă  gagner n'a pas retrouvĂ© "la flamme" et l'Ă©nergie cette saison. Les Jeux, qu'il quitte sans mĂ©daille et avec le constat d'ĂȘtre Ă©puisĂ© mentalement, n'ont pas fait exception.

. Johannes Strolz, de pĂšre en fils

Quasi inconnu avant le début de saison, exclu de l'équipe autrichienne pour manque de résultats en 2021, Johannes Strolz a été l'homme fort et la grande surprise du ski alpin pendant ces Jeux. Il repart avec trois médailles dont deux titres (or du combiné et du parallÚle, argent du slalom). Ce faisant, il suit les traces de son pÚre Hubert, sacré champion olympique de combiné 34 ans plus tÎt à Calgary.

. La NorvĂšge, reine des neiges

Avec 37 mĂ©dailles dont 16 titres, la NorvĂšge n'a pas rĂ©ussi Ă  battre son record de 39 mĂ©dailles des Jeux de Pyeongchang en 2018 mais se classe tout de mĂȘme assez largement en tĂȘte du tableau des nations. Avec dix titres Ă  eux trois, les biathlĂštes Johannes Boe et Marte Olsbu Roeiseland et la fondeuse Therese Johaug ont largement contribuĂ© Ă  la moisson de la Team "Norge".

. Les All Blacks en or

Le jour de sa fĂȘte nationale (6 fĂ©vrier), la snowboardeuse Zoi Sadowski-Synnott apporte Ă  la Nouvelle-ZĂ©lande la premiĂšre mĂ©daille d'or de son histoire aux Jeux d'hiver, lors de l'Ă©preuve de slopestyle. En fin de Jeux, Nico Porteous, vainqueur en ski half-pipe, dĂ©croche un deuxiĂšme titre pour son pays et son Ă©quipe le cĂ©lĂšbre avec un haka. Au tableau des mĂ©dailles, les Kiwis se classent 17e, juste devant l'Australie.

. L'Allemagne triomphe sur la piste

PortĂ©s par Francesco Friedrich, les Allemands prĂ©sentent un bilan impressionnant en luge, skeleton et bosbleigh avec seize mĂ©dailles sur un total de trente, dont neuf titres sur dix possibles. En bobsleigh Ă  deux hommes, ils signent mĂȘme un inĂ©dit podium 100% allemand ! La raison de cette domination ? L'institut de recherche et de dĂ©veloppement des Ă©quipements sportifs basĂ© Ă  Berlin et spĂ©cialisĂ© dans la conception de bobsleighs, luges et autres skeletons, inspirĂ©s des Ă©curies de Formule 1.

. Le cercle des quintuples médaillés

Les biathlÚtes norvégiens Johannes Boe et Marte Olsbu Roeiseland, leur collÚgue français Quentin Fillon Maillet et le fondeur russe Alexandre Bolshunov repartent de Pékin avec la plus grosse moisson de médailles de ces Jeux. Montés chacun sur le podium à cinq reprises, ils égalent le record des Jeux d'hiver. Fillon Maillet pouvait devenir le seul à six médailles, mais le Français a échoué d'un rien, en terminant quatriÚme de la mass-start, sa derniÚre épreuve.

. Peng Shuai refait surface

La Chinoise Peng Shuai, dont la situation personnelle inquiÚte le monde depuis novembre, réapparaßt pendant les Jeux. Le 7 février, on apprend que la joueuse de tennis a rencontré le président du CIO Thomas Bach en marge de la compétition et elle répÚte dans un entretien au journal L'Equipe qu'elle n'avait, selon elle, "jamais disparu". Peng Shuai avait accusé début novembre un ancien dirigeant chinois de l'avoir contrainte à un rapport sexuel. Le 8 février, elle assiste à la victoire de sa compatriote Eileen Gu en big air, en compagnie de Thomas Bach.

. Les curleurs canadiens évitent le zéro pointé

En remportant le bronze face aux Américains lors de la petite finale du tournoi masculin, le Canada sauve ses Jeux en curling. Les curleurs à la feuille d'érable évitent ainsi le zéro pointé, mais réalisent leur pire résultat d'ensemble depuis le retour du curling au programme olympique en 1998.

AFP

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