"Les gendarmes, qui se sont abrités, notamment à l’aide de leur véhicule, n’ont pas été blessés. L’un d’eux a ouvert le feu à une reprise en direction du tireur, sans l’atteindre", selon le procureur de Saint-Étienne.
Un homme retranché dans sa maison dans la Loire a tiré sept fois sur les gendarmes avant de se suicider en présence de ses enfants qu'il avait récupérés à la crèche à la place de son épouse, a indiqué mardi le parquet. La mère avait alerté la gendarmerie et une patrouille avait été dépêchée en début de soirée au domicile familial de Saint-Just-Saint-Rambert, dans l'agglomération de Saint-Étienne, quand l'aide-soignant de 35 ans a tiré dans leur direction.
Cet homme, qui pratiquait le tir sportif, "a ouvert le feu pour une raison indéterminée à sept reprises avec un pistolet de calibre 9 mm", a expliqué à l'AFP Anne Gaches, procureure de Saint-Étienne. "Les gendarmes, qui se sont abrités, notamment à l'aide de leur véhicule, n'ont pas été blessés. L'un d'eux a ouvert le feu à une reprise en direction du tireur, sans l'atteindre", a poursuivi la magistrate.
- Pas d’antécédent judiciaire -
Une unité du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) s'est rendue sur place pour tenter d'entrer en contact, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête. Puis le GIGN a été mis en alerte mais, avant son arrivée, le forcené s'est donné la mort en présence de ses enfants âgés de deux et trois ans. Une enquête a été ouverte notamment pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique, selon le parquet stéphanois, qui ajoute que "le couple n'avait pas d'antécédent judiciaire".
AFP
