Dans un entretien à Paris Match paru ce mercredi 22 juillet, Sébastien Lecornu a annoncé que plusieurs tests de dépistage effectués dans les ministères s’étaient avérés positifs. Ces tests salivaires avaient été rendus obligatoires par le Premier ministre en juin, une première en France.
Ils concernaient des agents des ministères, des hauts fonctionnaires… "Plusieurs" collaborateurs ministériels ayant accès à des informations "extrêmement sensibles" ont ainsi été écartés.
"Beaucoup disent que je l’ai fait pour des raisons d’exemplarité, c’est vrai. Mais je l’ai surtout fait pour des raisons de vulnérabilité", explique-t-il.
Et de poursuivre : "Ces contrôles continueront. Ces tests ont un caractère aléatoire. Et je ne doute pas que mes successeurs iront encore plus loin."
EXCLUSIF - À la suite de la campagne de dépistage de stupéfiants auprès des ministres, membres des cabinets et hauts fonctionnaires, Sébastien Lecornu annonce à Paris Match que plusieurs personnes ont été remerciées. https://t.co/xfGeGDu2iQ
— Paris Match (@ParisMatch) July 22, 2026
Fin juin, le gouvernement avait refusé de publier les résultats de ces tests au nom de la protection de la vie privée. "Il ne s'agit pas d'une démarche de suspicion ou de stigmatisation", avait alors justifié Matignon.
Les tests salivaires ne permettent de détecter qu'une consommation très récente : six à huit heures pour le cannabis en usage occasionnel, contre plusieurs jours pour un test urinaire.
