Au Forum économique

Macron et Merkel en vedette Ă  Davos jeudi

  • PubliĂ© le 24 janvier 2018 Ă  08:06
  • ActualisĂ© le 24 janvier 2018 Ă  09:55
Macron et Merkel en vedette Ă  Davos jeudi

Angela Merkel, considĂ©rĂ©e par certains comme affaiblie, et Emmanuel Macron, qui a au contraire dĂ©jĂ  conquis une partie des participants, sont jeudi en vedette du Forum Ă©conomique mondial de Davos. Qui donc fera le meilleur contre-poids au prĂ©sident amĂ©ricain, attendu jeudi, avec tout son Ă©tat-major, dans la trĂšs chic station de ski suisse, oĂč il vantera certainement dans son discours de vendredi "L'AmĂ©rique d'abord"?


Beaucoup parient à Davos sur le président français, qui a reçu lundi en grande pompe à Versailles nombre de grands patrons en route pour Davos, pour les convaincre de "choisir la France". La chanceliÚre allemande, occupée à constituer laborieusement un gouvernement de coalition, s'était faite plus discrÚte sur la scÚne internationale depuis les élections de septembre en Allemagne.

Le quotidien Ă©conomique Handelsblatt estime mĂȘme dans un Ă©ditorial que c'est une chanceliĂšre "entravĂ©e" qui vient Ă  Davos, condamnĂ©e Ă  rester "dans l'ombre" d'Emmanuel Macron comme de Donald Trump. Elle n'a d'ailleurs confirmĂ© que tardivement sa venue parmi les quelque 3.000 participants Ă  quatre jours de dĂ©bats et de rendez-vous d'affaires dans les Alpes suisses enneigĂ©es.

"Merkel n'a toujours pas de gouvernement. Macron est l'histoire du moment", a déclaré à l'AFP Richard Edelman, patron d'une influente société de relations publiques. Les puissants de ce monde voient aussi d'un bon oeil les réformes de la fiscalité et du marché du travail menées au pas de charge en France.

- 'L'espoir' Macron -

"Il est loin le temps oĂč Merkel pouvait considĂ©rer que l'Europe s'en sortirait sous sa seule direction, avec une France trĂšs faible", Ă©crit Judy Dempsey, dans une note pour l'institut de rĂ©flexion Carnegie Europe. Et d'ajouter: "Emmanuel Macron a radicalement modifiĂ© le mouvement, le rythme et l'ambition de l'Union europĂ©enne." "Il est l'espoir. Il est ce type qui a fondĂ© son propre parti... Il a un programme de rĂ©formes ambitieux", dĂ©taille Richard Edelman, plus lyrique.

Au-delà de la France et de l'Allemagne, d'autres responsables européens tùcheront de gagner les faveurs de Davos mercredi. Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni, par exemple, qui vient faire un discours moins de deux mois avant les élections dans son pays. Ou encore le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras, à quelques mois de la fin du programme de soutien dont bénéficie AthÚnes depuis 2015.

Le roi d'Espagne Felipe VI s'adressera Ă©galement au ghota de l'Ă©conomie mondiale, une intervention qui promet d'ĂȘtre trĂšs suivie pour cause de crise politique en Catalogne. Mais Davos devra patienter jusqu'Ă  jeudi pour entendre la PremiĂšre ministre britannique Theresa May, et espĂ©rer en savoir plus sur les nĂ©gociations entre Londres et l'Union europĂ©enne autour du "Brexit".
Du cÎté des pays émergents, le plus en vue mercredi sera le président brésilien Michel Temer, qui intervient à Davos à un moment tout à fait particulier pour son pays.

Une cour d'appel brésilienne doit en effet se prononcer mercredi sur le sort judiciaire, et donc sur l'avenir politique, de l'ex-président Lula, condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption.

AFP

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