AprÚs la décision de Trump sur Jérusalem

Mike Pence se rend au Proche-Orient

  • PubliĂ© le 20 janvier 2018 Ă  10:02
  • ActualisĂ© le 20 janvier 2018 Ă  12:48
Le vice-président américain Mike Pence, le 19 janvier 2018 à la Maison Blanche, à Washington

Le vice-prĂ©sident des Etats-Unis Mike Pence est parti vendredi soir pour le Proche-Orient oĂč il doit rencontrer les dirigeants Ă©gyptiens, jordaniens et israĂ©liens mais pas les Palestiniens, qui ne dĂ©colĂšrent pas depuis la dĂ©cision choc de Donald Trump sur JĂ©rusalem.


Mike Pence, accompagné notamment de son épouse Karen, s'est envolé en début de soirée de la base aérienne d'Andrews en banlieue de Washington.
La mini-tournée a été maintenue malgré le risque de "shutdown", une fermeture partielle des administrations fédérales qui devait prendre effet si le CongrÚs ne parvenait pas à trouver vendredi un accord budgétaire provisoire. "Les rencontres du vice-président avec les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et d'Israël font partie intégrante de la sécurité nationale de l'Amérique", a justifié sa porte-parole Alyssa Farah à l'AFP.
Le voyage, initialement prévu fin décembre, avait été reporté sur fond de vives tensions nées de la décision unilatérale du président Trump de reconnaßtre Jérusalem comme capitale d'Israël.
L'annonce du 6 décembre rompt avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus de la communauté internationale. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé général et la colÚre des Palestiniens, qui entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
MĂȘme si la dĂ©cision amĂ©ricaine laisse la porte ouverte Ă  une telle possibilitĂ© dans le cadre de nĂ©gociations israĂ©lo-palestiniennes, les dirigeants palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient plus prĂ©tendre Ă  un rĂŽle de mĂ©diateur dans le processus de paix, que Donald Trump rĂȘvait de relancer mais qui s'avĂšre plus moribond que jamais.
Les relations ont encore été aggravées par la décision des Etats-Unis, cette semaine, de "geler" plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.
Mike Pence ne rencontrera donc pas le président palestinien Mahmoud Abbas, contrairement à ce qui était initialement prévu en décembre.
Donald Trump a aussi annoncĂ© le transfert Ă  JĂ©rusalem de l'ambassade des Etats-Unis, depuis Tel Aviv oĂč se trouvent gĂ©nĂ©ralement les missions diplomatiques Ă©trangĂšres. Mais l'administration avait affirmĂ© qu'un tel dĂ©mĂ©nagement prendrait plusieurs annĂ©es, le temps de trouver un emplacement adĂ©quat et de construire le bĂątiment.
Ces derniers jours, les spéculations sur une accélération du processus se sont toutefois multipliées. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que le transfert interviendrait "d'ici un an". Et plusieurs médias américains ont évoqué la possibilité d'un bùtiment provisoire, ou rapporté que l'ambassade s'installerait fin 2019 dans des locaux du consulat des Etats-Unis à Jérusalem-Ouest.
Un responsable du département d'Etat américain a assuré vendredi que le chef de la diplomatie Rex Tillerson n'avait pas encore pris de décision sur la possibilité "d'avoir une installation provisoire qui respecte toutes les normes de sécurité".
Attendu samedi au Caire, oĂč il doit rencontrer le prĂ©sident Ă©gyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mike Pence doit ensuite se rendre Ă  Amman pour un tĂȘte-Ă -tĂȘte avec le roi Abdallah II.
Il doit aller en Israël lundi et mardi pour discuter avec Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin.
Au-delà d'un discours devant la Knesset, il doit également se rendre au Mur des Lamentations et au mémorial de l'Holocauste Yad Vashem.

2018 AFP

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