Etats-Unis

New York rouvre ses bras aux touristes européens

  • PubliĂ© le 13 novembre 2021 Ă  00:08
  • ActualisĂ© le 13 novembre 2021 Ă  06:49
Des visiteurs admirent la vue depuis le 86Úme étage de l'Empire State Building à New York, le 9 novembre 2021, au lendemain de la réouverture des frontiÚres américaines aux voyageurs européens notamment

Les EuropĂ©ens en "rĂȘvaient": aprĂšs 20 mois de fermeture des frontiĂšres amĂ©ricaines due Ă  la pandĂ©mie, New York rouvre ses bras aux visiteurs du Vieux continent mĂȘme si la Grosse Pomme ne retrouvera qu'en 2024 son effervescence touristique d'avant la crise.

Le 8 novembre, les Etats-Unis ont fini par lever leur "interdiction de voyage" aux visiteurs Ă©trangers "non essentiels" en provenance d'une trentaine de pays, dont ceux de l'espace europĂ©en Schengen, du Royaume-Uni, de Chine, d'Inde ou de Russie. A la condition d'ĂȘtre complĂštement vaccinĂ©s. Et depuis quelques jours, l'Ăźle de Manhattan - poumon Ă©conomique mondial et aimant touristique international - est nettement plus animĂ©e, avec une amorce de retour des EuropĂ©ens.

A l'instar d'Eglantine Lasserre, une Bordelaise de 40 ans, qui, dĂšs lundi, a pris le premier avion depuis la France: "New York a toujours Ă©tĂ© un rĂȘve. Quand j’ai entendu parler de la rĂ©ouverture des frontiĂšres, j’ai sautĂ© sur l’occasion et suis arrivĂ©e directement le 8" novembre, raconte-t-elle tout sourire Ă  l'AFP, au milieu du cĂ©lĂ©brissime dĂ©cor d'Ă©crans gĂ©ants publicitaires de Times Square.

- MosaĂŻque urbaine -

Alexis Maynier aussi, un agriculteur de 33 ans dans l'Aveyron, déambule pour la toute premiÚre fois sur Broadway, la 5Úme Avenue et dans les méandres de Central Park, sous le ciel bleu azur et la belle lumiÚre d'automne de la cÎte Est des Etats-Unis. Avec sa femme Camille, ils se sont sentis "beaucoup contraints" par prÚs de deux années de pandémie en France, ont eu "envie de reprendre des activités plus normales et de profiter" de

l'incroyable mosaĂŻque urbaine que forment New York et ses cinq arrondissements (Manhattan, Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island).
De fait, le "tourisme est le moteur économique" de la plus grande ville des Etats-Unis, souligne Chris Heywood, vice-président de NYC & Company, l'office de tourisme de la ville.

En 2019, New York avait accueilli "66,6 millions de visiteurs" amĂ©ricains et Ă©trangers, reprĂ©sentant un poids Ă©conomique de "70 milliards de dollars" et de "403.000 emplois", dĂ©taille pour l'AFP le responsable, dans une mĂ©tropole de plus de huit millions d'habitants et dont le budget municipal tutoie les 100 milliards de dollars. Avec "8,5 millions de visiteurs internationaux" espĂ©rĂ©s en 2022, Chris Heywood reconnaĂźt que New York aura besoin de "quelques annĂ©es pour ĂȘtre pleinement de retour" dans la compĂ©tition touristique mondiale face Ă  Paris, Londres ou Rome. "Nous tablons sur la fin de 2024 pour retrouver les niveaux de 2019", prĂ©dit-il.

- New York revient de loin -

De fait, le ville revient de trÚs loin. En 2020, New York était méconnaissable: les artÚres de Manhattan désertées pendant des semaines comme dans un film de science-fiction, les services hospitaliers et funéraires débordés par une épidémie de Covid-19 qui a tué au moins 34.000 personnes, les habitants terrés et auto-confinés chez eux avec pour seule sortie des courses de premiÚre nécessité. Rafael Delazari, un sexagénaire brésilien résidant en Sardaigne a lui aussi vécu durement la pandémie et les "confinements" en Italie.Il a donc réservé à New York et à son mythique Empire State Building son premier voyage à l'étranger depuis prÚs de deux ans, heureux de se retrouver "dans la capitale du monde".

TraumatisĂ©e par l'Ă©pidĂ©mie, New York impose depuis septembre Ă  ses visiteurs l'obligation vaccinale pour ses musĂ©es, salles de spectacle, restaurants... Rien que de trĂšs normal pour Eglantine Lasserre: "On se sent complĂštement en sĂ©curitĂ© et on aurait mĂȘme tendance Ă  oublier tout ce que l’on a vĂ©cu et du coup ça fait du bien".

AFP

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