Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a effectuĂ© vendredi une seconde visite dans la rĂ©gion sinistrĂ©e de l'ouest du pays, oĂč sont mortes au moins 204 personnes dans des inondations et glissements de terrain, promettant l'aide du gouvernement.
Le bilan s'est encore alourdi, alors que les secouristes poursuivaient leurs recherches sur le terrain en quĂȘte des habitants portĂ©s disparus.
Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a fait état de 204 décÚs (contre 201 recensés auparavant), tandis que 28 personnes n'ont toujours pas donné signe de vie plusieurs jours aprÚs cette catastrophe météorologique, la plus grave depuis 1982 au Japon.
Quelque 73.000 hommes sont mobilisés et "travaillent dur pour sauver des vies", a-t-il souligné lors d'un point de presse.Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays - Belgique, France, Arabie Saoudite, Egypte -, s'était déjà déplacé sur les lieux mercredi, dans la province d'Okayama, la plus meurtrie avec celle de Hiroshima.
Cette fois, il s'est rendu dans la prĂ©fecture d'Ehime, durement touchĂ©e Ă©galement, oĂč il a visitĂ© des maisons dĂ©vastĂ©es et s'est entretenu avec des habitants occupĂ©s Ă dĂ©blayer les dĂ©bris, selon des images des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision.Le Premier ministre s'est engagĂ© Ă verser aux zones affectĂ©es une aide supplĂ©mentaire de 35 milliards de yens (267 millions d'euros), aprĂšs avoir dĂ©jĂ promis de puiser 2 milliards de yens dans le budget de cette annĂ©e.
"Je veux que les autorités locales fassent tout leur possible pour fournir les secours d'urgence et reconstruire la région, sans hésiter à dépenser", a-t-il déclaré.
L'ampleur financiÚre du désastre est encore incertaine, mais le ministÚre de l'Agriculture a d'ores et déjà évalué les dégùts pour le secteur à au moins 23,2 milliards de yens (177 millions d'euros).
Ce chiffre "ne pourrait ĂȘtre que la face visible de l'iceberg, Ă©tant donnĂ© que nous ne sommes pas en mesure d'inspecter les champs Ă ce stade", a prĂ©cisĂ© Ă l'AFP un responsable du ministĂšre, Yasuhisa Hamanaka.Le ministre de l'Agriculture Ken Saito a par ailleurs dit "surveiller les prix", ceux de certains lĂ©gumes ayant augmentĂ© de 10 Ă 30% Ă travers tout le pays.
Le gouvernement a été vivement critiqué par l'opposition pour sa gestion de crise jugée tardive, alors que de nombreux habitants ne sont pas partis à temps faute d'ordres d'évacuation."Nous avons vu ces derniÚres années des désastres liés à la pluie bien plus meurtriers qu'auparavant. Nous devons revoir ce que le gouvernement peut faire pour réduire les risques", avait reconnu mercredi M. Suga.
AFP


