Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge

  • PubliĂ© le 12 juillet 2026 Ă  14:28
  • ActualisĂ© le 12 juillet 2026 Ă  14:54
Plus d'un tiers des Français seront dimanche soumis au niveau maximal d'alerte canicule de Météo-France

La troisième vague de chaleur de l'année atteint son pic dimanche en France, dont plus d'un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.

Météo-France a placé 37 départements en vigilance rouge canicule dimanche, dans un triangle dont les extrémités sont dans le Tarn au sud, le Val-d'Oise au nord et le Morbihan à l'ouest.

D'après un calcul de l'AFP à partir des données de population annuelles de l'Insee, cela concerne quelque 26 millions de Français, dont toute la région Île-de-France.

L'institut météorologique national prévoit des maximales "comprises entre 37°C et 41°C" dans ces départements.

Le mercure sera très haut également là où la vigilance est orange, avec 38°C à 41°C dans le sud-ouest, entre autres. "Seuls les départements des côtes de Manche et des Hauts-de-France et une partie du Grand Est restent en dessous des 35 degrés", précise Météo-France.

Le Tour de France est particulièrement affecté par ces chaleurs éprouvantes. L'étape de dimanche est courue entre Malemort et Ussel, deux villes d'un département où le thermomètre grimpera jusqu'à 40°C dans l'après-midi, la Corrèze.

Afin d'épargner un peu les organismes, les organisateurs ont supprimé 30 km de parcours, pour que cette étape ne fasse plus que 155,5 km.

"C'est un combat quotidien pour se refroidir avec de la glace et de l'eau. Je n'avais encore jamais connu ça", a affirmé le vainqueur de l'étape de samedi, le Belge Tim Merlier.

Un peu plus au sud-ouest, en Dordogne, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, environ 5.000 foyers étaient privés d'électricité samedi soir après des orages la nuit précédente.

Le gestionnaire du réseau, Enedis, a indiqué qu'ils retrouvaient progressivement le courant dimanche, avec pour objectif que les opérations soient achevées dans la soirée.

- Nuits peu reposantes -

La nuit a été une nouvelle fois peu reposante dans de nombreuses régions. Météo-France a relevé à 5h00 des températures de 26°C à Bordeaux, 25°C à Angoulême, Lorient, Rennes et au Mans, 24°C à Toulouse, Nantes et Tours, 23°C à Paris.

Le début de semaine, avec la Fête nationale mardi, ne devrait pas encore donner de répit, malgré des températures "généralement en baisse".

Le préfet de police de Paris a fait annuler les très populaires bals des pompiers traditionnellement organisés dans les casernes les 13 et 14 juillet, de même que des événements sportifs prévus en plein air ou dans des lieux non climatisés.

Lundi, Météo-France prévoit "entre 32 et 36°C sur le sud-ouest, 35 à 38°C du centre-ouest vers l'est du pays, 31 à 34°C des Hauts-de-France vers l'Alsace". Les températures seront seulement "souvent inférieures à 32°C sur les départements côtiers de la Manche", qui connaissent un été exceptionnellement chaud.

L'un des effets de cette chaleur est un fort risque d'incendies, qui concerne toutes les régions de France. "Alors que le risque de feux de forêt demeure élevé dans le Bas-Rhin, plusieurs départs de feu ont été constatés depuis hier" (samedi), écrivait ainsi dimanche matin sur X la préfecture à Strasbourg.

"L'usage non autorisé de feux d'artifice, un mégot jeté par terre au bord d'une route, des gravats entassés en plein soleil, ces comportements provoquent des incendies dont les conséquences peuvent être dramatiques", ajoutait-elle.

La France a été durement éprouvée depuis fin mai par la répétition des canicules, qui ont provoqué une surmortalité, et montré l'inadaptation de nombreuses infrastructures à des étés différents de ceux du siècle précédent.

La fréquence croissante des vagues de chaleur est un marqueur sans équivoque du changement climatique. Principalement causé par la combustion d'énergies fossiles partout dans le monde, le réchauffement continu de l'atmosphère terrestre a de lourdes conséquences sur les humains et l'ensemble des écosystèmes.

 AFP

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