Risque de rejets radioactifs en cas d'effondrement de l'enceinte de confinement de Tchernobyl, selon Greenpeace

  • PubliĂ© le 14 avril 2026 Ă  09:53
  • ActualisĂ© le 14 avril 2026 Ă  10:07
La centrale nucléaire de Tchernobyl et, en arrière plan, une partie du nouveau confinement de sécurité, un dôme métallique recouvrant le sarcophage du quatrième réacteur détruit lors de l'invasion russe de l'Ukraine, le 9 avril 2026 à Tchernobyl

Un effondrement incontrôlé de l'enveloppe interne de confinement de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, pourrait accroître le risque de rejets de radioactivité dans l'environnement, a averti Greenpeace mardi.

Les vestiges de la centrale sont recouverts d'une enveloppe interne en acier et en béton, appelée sarcophage et construite à la hâte après la catastrophe de 1986, et d'une enveloppe externe moderne, appelée nouvelle enceinte de confinement.

En février 2025, cette structure métallique installée en 2016 - pour recouvrir le réacteur qui avait explosé en avril 1986 - avait été perforée par un drone russe.

L'Ukraine a à maintes reprises accusé la Russie de viser le site depuis le début de l'invasion, en 2022, et de l'avoir frappé en 2025, endommageant la structure qui protège le sarcophage de Tchernobyl.

Dans un rapport rendu public mardi, Greenpeace averti qu'en dépit de travaux de réparation, la fonction de confinement de la nouvelle enceinte n'a pas pu être "pleinement rétablie".

"Cela accroît le risque de rejets de radioactivité dans l'environnement, notamment en cas d'effondrement" de l'enveloppe interne, a averti l'ONG.

"Ce serait catastrophique car il y a 4 tonnes de poussière, de la poussière hautement radioactive, des granules de combustible et d'énormes quantités de radioactivité à l'intérieur du sarcophage", avait récemment déclaré à l'AFP Shaun Burnie, un spécialiste dans le domaine du nucléaire de Greenpeace Ukraine.

"Et parce que la nouvelle enceinte de confinement ne peut pas être réparée en ce moment et ne peut pas fonctionner comme prévu, il existe un risque de rejets radioactifs", avait ajouté M. Burnie.

Selon Greenpeace, une déconstruction des éléments instables de l'enceinte interne est nécessaire pour éviter un effondrement incontrôlé.

Mais les travaux sont rendus compliqués en raison de la guerre car "des missiles russes sont toujours tirés au-dessus de Tchernobyl", selon souligné M. Burnie.

"Quarante après (la catastrophe de Tchernobyl), la Russie livre toujours une véritable guerre nucléaire aux peuples de l'Ukraine et de l'Europe", a-t-il affirmé.

Le directeur de la centrale Sergiy Tarakanov a souligné que la situation était très "dangereuse".

"Si une roquette tombe, non seulement dans l'enceinte de confinement mais à seulement 200 mètres, cela créera un impact externe semblable à celui d'un séisme", s'est-il alarmé.

"Et ce que l'accident de 1986 nous a montré, (...) c'est que les particules radioactives ne connaissent pas de frontières", a-t-il rappelé.

Le coût de la restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl (Ukraine), endommagé par un drone russe en 2025, s'élève "aux alentours de 500 millions d'euros", avait relevé en mars le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

AFP

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1 Commentaires
Paul Mac Watson
Paul Mac Watson
2 heures

Heureusement qu'à l'époque, le nuage n'a pas traversé nos frontières......
Mort de rire...
Et les nôtres? Qui sont entretenues par des sous-traitants, dans des conditions discutables de sécurité et de formation et règles de sécurité????
Quand, comme Ă  la Hague, on envoie au fond de l'eau des rejets.....
Et, dans les années 70, quand on a balancé dans le golfe de Gascogne ou bien la Manche, des bidons, depuis des cargos???????????