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"Saccages et pillages" dans le Grand Tunis, 16 arrestations

  • PubliĂ© le 22 janvier 2016 Ă  14:24
Des policiers tunisiens surveillent une manifestations Ă  Tunis, le 18 janvier 2016

Seize personnes ont été interpellées dans la nuit à la suite de "saccages et pillages" dans un quartier populaire du Grand Tunis, en marge de la vague de contestation sociale en cours en Tunisie, ont affirmé vendredi matin les autorités.


"A la suite d'actes de saccages et de pillages de commerces et de banques Ă  CitĂ© Ettadhamen", un quartier populaire du nord-ouest de l'agglomĂ©ration, les forces de l'ordre "ont arrĂȘtĂ© 16 personnes", a dĂ©clarĂ© un haut responsable de la Garde nationale (gendarmerie), Khalifa Chibani, sur MosaĂŻque FM.
Selon lui, des heurts ont opposé "jusqu'à 05H00 du matin des unités de la Garde nationale à des personnes cagoulées".
En début de matinée, une journaliste de l'AFP sur place a pu constater que deux magasins d'électroménager ainsi qu'une agence bancaire avaient été saccagés sur l'avenue principale du quartier. Un abri de police a également été brûlé.
Des témoins ont également évoqué l??uvre "de casseurs".
Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministÚre de l'Intérieur, Walid Louguini, a confirmé les arrestations et dénoncé une "tentative de la part de criminels de profiter de la situation".
"Nous sommes avec les manifestants pacifiques, mais les autres actes, les violences contre les biens publics et privés seront sévÚrement punis", a-t-il prévenu.
La Tunisie connaßt depuis le début de la semaine un mouvement de contestation sociale, parti de la région défavorisée de Kasserine (centre) pour se propager à d'autres gouvernorats du pays.
Des accrochages ont eu lieu dans plusieurs villes entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont notamment répliqué aux jets de pierre par des tirs de gaz lacrymogÚne.
Au moins "trois postes de police ont été attaqués" au cours des derniÚres 24 heures et 42 membres des forces de l?ordre blessés, selon le ministÚre de l'Intérieur.
Selon M. Louguini, la situation était "plutÎt calme" vendredi matin.
Comme les jours précédents, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en milieu de matinée devant le gouvernorat de Kasserine pour demander une réponse à leurs revendications, sous une présence sécuritaire moins visible que la veille, d'aprÚs une journaliste de l'AFP.
Des jeunes, qui ont passé la nuit dans une salle de réunion située en face du bùtiment, ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mouvement de contestation.

Par Stephanie FINDLAY - © 2016 AFP
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