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Tourisme : avant un "plan de reconquĂȘte", un "sommet" pour vanter la destination France

  • PubliĂ© le 4 novembre 2021 Ă  10:26
  • ActualisĂ© le 4 novembre 2021 Ă  14:13
Un bateau de touristes sur la Seine passe devant la Tour Eiffel, le 13 juin 2021 Ă  Paris

Rester la premiÚre destination touristique mondiale et attirer les investisseurs: c'est l'objectif du premier "sommet Destination France" qui réunit jeudi à Paris une cinquantaine de patrons français et internationaux du secteur accueillis par Emmanuel Macron.

Alors qu'un "plan de reconquĂȘte du tourisme", voulu par Emmanuel Macron, doit ĂȘtre dĂ©voilĂ© en novembre, selon l'ElysĂ©e, ce sommet accueillera des investisseurs (Certares, KKR, Montefiore...), des croisiĂ©ristes (Carnival, Royal Caribbean Cruise...), des hĂŽteliers (Accor, Radisson, Marriott...), des plateformes (Expedia, Virtuoso, Airbnb...) et divers acteurs tels que le Club Med, Blablacar, Air France, ADP, la Compagnies des Alpes....

AprÚs le discours d'accueil du président de la République à l'Elysée, les invités prendront la direction de l'hÎtel de la Marine, place de la Concorde, pour des tables rondes et échanges bilatéraux sous l'égide du secrétaire d'Etat au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne.

Les tables rondes seront consacrées à l'attractivité de la France, aux investissements et à l'emploi, ainsi qu'aux enjeux de la transformation de l'offre touristique. Plusieurs start-up française seront conviées lors du cocktail de clÎture.

Les participants feront aussi des annonces à l'instar du groupe hÎtelier Accor, qui doit communiquer sur son partenariat officiel avec les Jeux de Paris 2024 ainsi que sur celui de sa filiale ResaEvents avec le comité d'organisation de la coupe du monde de Rugby France 2023.

De leur cÎté, les organisateurs devraient mettre en avant auprÚs des investisseurs les multiples atouts de l'Hexagone: sa culture, sa gastronomie, son accÚs facile pour ses voisins européens, sa forte clientÚle locale, des "noms" qui parlent à l'international (CÎte d'Azur, Bourgogne, Bordeaux...) mais aussi ses infrastructures de transport et de santé.

- "Derniers arbitrages" -

Avant la crise sanitaire, le secteur du tourisme représentait 16 milliards d'euros d'investissements par an. Avec la pandémie, les investissements sont tombés autour de 10 milliards, selon des chiffres d'Atout France.

Mais les discussions lors de ce sommet permettront aussi de "nourrir les derniers arbitrages" en cours pour dresser le plan de reconquĂȘte du tourisme, prĂ©cise-t-on Ă  l'ElysĂ©e. En juin, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait annoncĂ© un plan de reconquĂȘte et d'investissement dans le tourisme Ă  horizon de 5 ans.

Si le chef de l'Etat n'avait pas chiffré ce plan lors de son annonce, il avait lancé quelques pistes telles que la formation, la valorisation du patrimoine (dont une stratégie "tourisme vert, tourisme patrimonial"), la montée en qualité des infrastructures ou encore des investissements dans le numérique. Depuis, le gouvernement multiplie les consultations auprÚs des professionnels du secteur mais aussi des collectivités.

Récemment Alliance France Tourisme (AFT) qui regroupe les entreprises leaders (Accor, Belambra, Compagnie des Alpes, Pierre et Vacances, Homair, ADP...) a remis son rapport au secrétaire d'Etat au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne. Une dizaine de propositions concrÚtes y sont détaillées sur les transports, les parcours thématiques, le soutien aux jeunes, les chÚques vacances, la revalorisation des métiers ou encore la relation avec les Gafam.

Les grandes villes, agglomérations et métropoles ont aussi donné leur avis via l'association France Urbaine, rappelant la nécessité de soutenir le tourisme d'affaires et ses hébergements, d'aider les villes moyennes dont les équipements sont obsolÚtes ou encore de mieux encadrer des locations touristiques entre particuliers.

Durant la crise sanitaire, l'Etat a investi 38 milliards d'aides dans le secteur du tourisme qui reprĂ©sentait, avant la pandĂ©mie, 7,4% du PIB en 2019 et 9,5% des emplois. Cette mĂȘme annĂ©e, 90 millions de touristes Ă©trangers Ă©taient venus en France, confortant sa place de premiĂšre destination touristique mondiale et gĂ©nĂ©rant 170 milliards d'euros de recette.

AFP

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