A quelques jours de l'ouverture de la convention d'investiture rĂ©publicaine, Donald Trump dĂ©voilera vendredi matin le nom de son colistier pour le poste de vice-prĂ©sident, qui pourrait bien ĂȘtre un gouverneur issu de l'aile conservatrice du parti, Mike Pence.
Son nom était cité jeudi avec insistance par plusieurs sources républicaines citées anonymement par des médias américains, bien qu'un fils de Donald Trump ait indiqué jeudi sur MSNBC que son pÚre n'avait pas encore pris de décision.
Elu du CongrÚs de 2001 à 2013, Mike Pence dirige depuis l'Etat de l'Indiana (nord). Son CV remplit les critÚres d'expérience politique annoncés par Donald Trump.
Le candidat populiste a en effet dit qu'il cherchait à recruter un homme à la personnalité différente de la sienne, plus apte à négocier avec le CongrÚs.
Donald Trump fera l'annonce officielle vendredi Ă 15H00 GMT dans un hĂŽtel Hilton Ă New York.
L'homme d'affaires républicain s'est amusé toute la semaine à faire monter le suspense, faisant passer des auditions presque en public aux trois hommes qui tiennent la corde pour ce poste prestigieux. Les candidats présidentiels redoublent traditionnellement de discrétion pour rencontrer secrÚtement les prétendants au poste de vice-président afin de ménager l'effet de surprise.
"J'ai trois noms en tĂȘte, peut-ĂȘtre quatre. Mais au fond, je pense surtout Ă deux", a affirmĂ© Donald Trump sur Fox News mercredi. De Mike Pence, qu'il a rencontrĂ© cette semaine dans l'Indiana, il a estimĂ© qu'il Ă©tait "formidable, on verra".
Les autres noms étaient Newt Gingrich, ancien pourfendeur de Bill Clinton dans les années 1990 en tant que président de la chambre basse du CongrÚs, et le gouverneur du New Jersey Chris Christie, devenu son plus fort soutien aprÚs avoir échoué aux primaires.
Sur Facebook Live jeudi aprĂšs-midi, Newt Gingrich a dit ignorer si lui ou Mike Pence serait choisi.
Aucune femme ne figurait parmi les "finalistes" évoqués en public par Donald Trump.
- "J'aime les prompteurs" -
Malgré les nombreux boycotts de personnalités républicaines, et le risque de rébellion d'une partie des 2.472 délégués, Donald Trump et le parti républicain tenteront de projeter l'image d'une famille rassemblée lors des quatre jours de convention à Cleveland, devant 15.000 journalistes et techniciens.
Chaque soir de lundi à jeudi, dans la grande salle sportive de cette ville de l'Ohio (nord), des orateurs se succéderont sur scÚne pour chanter les louanges du porte-flambeau républicain et attaquer l'adversaire démocrate Hillary Clinton.
Ses enfants et son épouse, Melania, ainsi que des pasteurs, un shérif noir et quelques chefs républicains s'exprimeront également.
Le thÚme général? "Mon message sera l'ordre public. Je suis le candidat de l'ordre public", a expliqué le milliardaire, reprenant le thÚme choisi par Richard Nixon en 1968, quand les Etats-Unis étaient à feu et à sang au sujet de la guerre du Vietnam.
Le candidat n'en étant pas à un revirement prÚs, il a également dit qu'il utiliserait sans doute un prompteur pour son grand discours d'investiture, aprÚs avoir passé le gros de la campagne à railler les hommes politiques qui y recourent.
"J'aime les prompteurs quand je dois prononcer un discours trÚs détaillé", a dit Donald Trump sur Fox News.
Son objectif est de monopoliser les écrans durant les sept prochains jours afin de grappiller quelques points dans les sondages.
Il est portĂ© par une sĂ©rie d'enquĂȘtes d'opinion qui montrent une Hillary Clinton Ă la peine, dans la foulĂ©e d'un rĂ©quisitoire trĂšs critique du directeur du FBI concernant l'affaire de sa messagerie. Bien qu'elle n'ait pas Ă©tĂ© inculpĂ©e, car les preuves Ă©taient insuffisantes, James Comey a dĂ©plorĂ© sa "nĂ©gligence extrĂȘme", une critique que les rĂ©publicains ont abondamment reprise.
Un nouveau sondage publié jeudi attribue à chacun 40% des intentions de vote au niveau national (CBS/New York Times), alors que la démocrate avait jusqu'ici une avance confortable de plusieurs points.
Mais quel que soit le gain engrangé par le républicain durant la convention, Hillary Clinton ne lui laissera guÚre le temps d'en profiter. La convention d'investiture démocrate de Philadelphie (Pennsylvanie, est) s'ouvrira dÚs le lundi suivant, le 25 juillet.
Par Sandra FERRER - © 2016 AFP
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