Le ministre de l'Action et des comptes publics chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, lance vendredi à Reims une vaste consultation destinée à interroger les agents et les usagers sur les services publics de demain, a annoncé son ministÚre.
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Cette vaste consultation, annoncĂ©e dĂšs la prise de fonction de M. Darmanin et baptisĂ©e "Forum de l'Action Publique", doit se dĂ©rouler jusqu'en fĂ©vrier 2018 et prendra plusieurs formes, a-t-on prĂ©cisĂ© de mĂȘme source. Agents et usagers pourront ainsi rĂ©pondre chacun Ă un questionnaire sur une plateforme internet.
Des débats associant agents, usagers et associations d'usagers ainsi que des élus locaux et des chefs d'entreprise seront parallÚlement organisés dans les "territoires" sous l'égide des préfets concernés (région et/ou département). Le ministÚre prévoit enfin d'y associer les écoles, sans que les modalités précises de cette association ne soient connues à ce stade.
Les syndicats de la fonction publique ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes concernant cette consultation, débaptisée et rebaptisée à plusieurs reprises, et qui doit permettre de dresser un état des lieux des besoins en matiÚre de service public --qu'il s'agisse de ceux des usagers ou de ceux des agents-- en matiÚre de fonctionnement et de moyens.
Ils ont notamment critiqué la formulation des questions auxquelles devront répondre les agents, "trop axées sur des questions de ressources humaines" ne "tenant pas compte des enjeux de fond pour le service public", selon eux. CGT, FO et Solidaires ont décidé de boycotter les groupes de travail préparatoires à cette consultation.
L'ensemble des syndicats de la fonction publique reprochent au gouvernement, qui a notamment annoncé le gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération des agents publics, NDLR, le rétablissement du jour de carence et 120.000 suppressions de postes d'ici la fin du quinquennat, sa "vision comptable" du service public. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte de la réalité du terrain en terme de besoins humains, territoriaux et financiers.
Ils contestent aussi sa conception du "dialogue social" et sa "méthode" de discussions, reposant sur des réunions formelles avec les partenaires sociaux "alors que les choix ont déjà été arbitrés".
AFP
