Polémique sur le retour à la semaine des quatre jours

Tampon - Si le recteur ne change pas d'avis, TAK fermera les écoles le mercredi

  • PubliĂ© le 11 juillet 2017 Ă  02:59
école primaire

VĂȘlayoudom Marimoutou s'oppose au retour de la semaine de quatre jours Ă  la prochaine rentrĂ©e d'aoĂ»t. Si sa position n'Ă©volue pas, le maire du Tampon, AndrĂ© Thien-Ah-Koon menace de fermer les Ă©tablissements dans sa commune tous les mercredis (Photo d'illustration)

Revenir Ă  l'ancien systĂšme. C'est le sens de la motion adoptĂ©e au conseil municipal du Tampon du samedi 8 juillet 2017. Les Ă©lus sudistes se fondent sur le dĂ©cret publiĂ© le 28 juin au Journal officiel. Il laisse davantage d’autonomie aux communes concernant les rythmes scolaires. Il leur permet "d’autoriser les adaptations Ă  l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de repartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journĂ©es rĂ©parties sur quatre jours", stipule le texte.

Le premier magistrat tamponnais en appelle ainsi directement au ministĂšre de l’Education nationale. Et tente d’isoler le recteur de l’AcadĂ©mie de La RĂ©union. Dans une lettre du 6 juillet, VĂȘlayoudom Marimoutou, expliquait que le rectorat n’accorderait pas de dĂ©rogation. "La dĂ©rogation s’inscrit dans un certain nombre de dispositifs (avec l’objectif d’avoir 100 % de lire, Ă©crire, compter au CP et dans le primaire). La question des rythmes scolaires ne doit pas percuter les autres Ă©lĂ©ments de ce dispositif. Je suis attentif aux demandes pour la semaine des 4 jours. 11 communes l’ont demandĂ©e et nous instruisons", dĂ©clarait-il Ă  RTL RĂ©union.

- ÉchĂ©ance trop lointaine -

Il dĂ©taille la procĂ©dure Ă  suivre. "Je dois avoir l’avis de l’inspecteur de l’éducation nationale et, Ă  la fin, consulter les transporteurs scolaires pour voir si les transports des Ă©lĂšves ne sont pas impactĂ©s par ces changements. On doit ensuite passer au comitĂ© acadĂ©mique de l’éducation nationale afin d’instruire les dossiers", ajoutait-il.

Si ce comitĂ© prĂ©vu en dĂ©cembre valide les demandes, le retour Ă  l’ex modĂšle pourrait intervenir Ă  la rentrĂ©e de 2018. Une Ă©chĂ©ance jugĂ©e trop lointaine par TAK. Il met en lumiĂšre l’avis favorable des 39 conseils d’école de sa ville en faveur des quatre jours dont 22 Ă  l’unanimitĂ©. Il dĂ©sire rĂ©organiser les activitĂ©s pĂ©riscolaires en fonction des nouveaux horaires le reste des jours de classe.

"Le conseil municipal dĂ©cide d’appliquer ce nouveau systĂšme Ă  la prochaine rentrĂ©e. Le recteur doit appliquer les orientations du ministre de l’Éducation.  S’il dit non, il faudra l’arbitrage du gouvernement et nous fermerons les Ă©coles le mercredi matin. Nous cherchons l’intĂ©rĂȘt des enfants, des professeurs et de la commune", lance l’ex-dĂ©putĂ©. Ce changement permettra selon lui de rĂ©aliser des Ă©conomies en Ă©quipant les classes.

"Environ 300 000 euros. Cette somme sera rĂ©injectĂ©e dans l’achat de tableaux interactifs, de pompes Ă  chaleur et de brasseurs d’air. Nous Ă©conomiserons car il n’y aura plus de repas servis le mercredi. Le personnel pourra s’occuper de l’entretien des Ă©coles et de leur modernisation", commente-t-il.

- La fronde gagne du terrain -

La fronde gagne du terrain dans le dĂ©partement. Comme en tĂ©moigne le courrier adressĂ© par un autre Ă©lu, le dĂ©putĂ© Thierry Robert, au recteur. Il dĂ©nonce aussi le positionnement du responsable de l’acadĂ©mie. "Je ne peux que m’élever contre la maniĂšre peu courtoise par laquelle vos dĂ©cisions ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux parties intĂ©ressĂ©es, par un simple mail Ă  quelques jours des vacances. L’absence de concertation est regrettable. Les Ă©lus ont dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă©tĂ© privĂ©s du droit Ă©lĂ©mentaire Ă  la parole", Ă©crit-il.

Il rappelle le dĂ©cret publiĂ© le 28 juin, laissant aux mains des Ă©diles l’organisation des rythmes. "La question de la prise en charge du coĂ»t des modifications prĂ©cĂ©dentes et du bouleversement actuel ne peut ĂȘtre mise de cĂŽtĂ©. Bien Ă©videmment, c’est aussi la question du personnel travaillant dans les associations d’accompagnement scolaire qui est posĂ©e", insiste le parlementaire.

Il espĂšre une rĂ©ponse rapide des services acadĂ©miques Ă  sa missive. Cette prise de position rĂ©cente suivait celle d’Alix Pota, septiĂšme adjoint dĂ©lĂ©guĂ© aux affaires scolaires Ă  Saint-Paul, en fin de semaine derniĂšre. Il conteste une dĂ©cision "inique" de l’inspecteur d’acadĂ©mie. La question des rythmes scolaires n’a pas fini d’agiter les discussions. Le bureau de VĂȘlayoudom Marimoutou risque encore de recevoir pas mal de lettres d’élus de tous les bords, mĂ©contents


ts/www.ipreunion.com

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