Face aux inquiétudes suscitées par la baisse annoncée des crédits de la Ligne budgétaire unique (LBU), la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a sollicité un échange avec la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. À l’issue de cette rencontre, ce lundi 20 juillet 2026, la ministre a confirmé sa mobilisation en faveur du logement social et de la poursuite des financements attendue par les territoires ultramarins. (Photo d'illustration Richard Bouhet/www.imazpress.com)
"Au cours de cet échange, Naïma Moutchou a réaffirmé sa détermination à obtenir le déblocage des crédits de la LBU. Elle a indiqué travailler avec les bailleurs sociaux ainsi qu’avec le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, afin de préparer une seconde vague de financements, estimée à près de 50 millions d’euros, qui viendrait compléter les 27 millions déjà engagés", explique la ville de SainDenis.
L’objectif affiché est "de maintenir un niveau global de financement proche de 80 millions d’euros, avec la volonté d’aboutir à un accord d’ici la rentrée de septembre".
"Pour Saint-Denis, l’enjeu est majeur. Avec 24.000 logements sociaux, représentant 38% du parc de logements, soit 4 logements sur 10, la commune dispose du plus grand parc de logements sociaux de La Réunion", souligne la Ville.
Ce patrimoine constitue aujourd’hui "une richesse mais aussi un défi : une part importante de ce parc est vieillissante et nécessite d’importantes opérations de réhabilitation".
- 10.000 demandes en attente -
"Dans le même temps, l’attractivité de la capitale continue de renforcer les besoins en logements, alors que plus de 10.000 demandes restent aujourd’hui en attente. Engagée dans une profonde transformation urbaine", la Ville "doit poursuivre la rénovation de son patrimoine existant et la construction de nouveaux logements".
La LBU est donc "un levier indispensable au service des habitant.e.s, mais aussi de l’emploi, de l’activité économique et du développement du territoire".
Si cette seconde vague de financements reste désormais à concrétiser, la ville de Saint-Denis "poursuivra son engagement aux côtés de l’ensemble des acteurs concernés".
"Derrière les crédits de la LBU, ce sont des projets de réhabilitation, des logements à construire, et surtout, des milliers de familles qui attendent des réponses concrètes. Pour la Ville de Saint-Denis, le droit à un logement digne doit demeurer une priorité nationale pour les territoires ultramarins", conclut la mairie.
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