[Vidéo] Saint-Paul réorganise ses services pour la rentrée scolaire, malgré la baisse des contrats PEC

  • Publié le 2 juillet 2026 à 16:22
  • Actualisé le 2 juillet 2026 à 16:37
mairie de saint-paul

Ce jeudi 2 juillet 2026, la ville de Saint-Paul organisait son conseil municipal. Alors qu'une vingtaine de rapports figuraient à l'ordre du jour, le maire, Emmanuel Seraphin, a abordé les difficultés auxquelles la commune est confrontée, après la réduction drastique des contrats PEC. (Photo d'illustration Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)

Une nouvelle fois, la ville de Saint-Paul s'inquiète des conséquences de la forte baisse des contrats aidés sur le fonctionnement de ses écoles à la rentrée prochaine. Avec seulement 91 contrats PEC maintenus contre 430 auparavant dans les établissements scolaires, la commune est contrainte de revoir son organisation afin de préserver les services proposés aux familles.

"C'est un gros coup dur pour une ville comme Saint-Paul. Nous avons 66 écoles et nous avions un total de 430 PEC dédiés aux écoles. Faire sans est extrêmement compliqué", a expliqué le maire, Emmanuel Seraphin.

Depuis plusieurs semaines, les services municipaux et les élus travaillent à la mise en place d'une nouvelle organisation afin d'assurer le bon déroulement de la rentrée scolaire. Un véritable casse-tête, alors que cette décision de l'État est intervenue après le vote du budget communal.

"Il faut supprimer des choses ailleurs pour continuer à donner ce service d'excellence que nous avons voulu offrir à nos enfants", souligne l'édile, rappelant les dispositifs mis en place par la commune, comme les assistants de direction dans les écoles, l'école numérique ou encore la cantine à un euro.

- Seulement 91 contrats pour toute la commune -

La baisse est particulièrement brutale. "Sur les 430 contrats dédiés aux écoles, il ne nous en reste plus que 91 pour l'ensemble de la commune", précise Emmanuel Séraphin. Ces derniers seront entièrement affectés aux établissements scolaires, mais ils ne permettront de répondre qu'à "une infime partie de la demande". La municipalité estime à près de trois millions d'euros la perte de recettes liée à cette diminution des contrats aidés.

"Nous avons 12.414 élèves à encadrer sur l'ensemble du territoire. C'est un travail colossal tous les jours, mais là, cela devient encore plus compliqué", poursuit le maire.

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La situation pourrait également avoir des répercussions sur le périscolaire. Certaines associations intervenant auprès des enfants auraient déjà "jeté l'éponge", obligeant la commune à réfléchir à une éventuelle reprise de ces missions. "Nous voulons tout faire pour essayer de garder ce service, qui sert à de nombreux parents, mais rien n'est garanti aujourd'hui parce que nous sommes encore en train de travailler", prévient Emmanuel Séraphin.

- Une rentrée encore incertaine -

Interrogé sur la possibilité d'une rentrée perturbée, le maire ne cache pas ses inquiétudes. "Si toutes les conditions ne sont pas réunies, on ne pourra pas dire que tout est calé. Nous sommes en train de construire un modèle qui n'existe pas et qu'il faudra continuer à peaufiner jusqu'au dernier moment", explique-t-il. 

Au-delà des conséquences sur les écoles, le maire dénonce un impact plus large sur l'économie locale. La suppression des contrats aidés représente également "moins de travail sur le territoire et moins de pouvoir d'achat".

Très critique envers le gouvernement, Emmanuel Séraphin estime que les Outre-mer servent aujourd'hui de variable d'ajustement budgétaire. "Je n'ai plus d'espoir avec ce gouvernement. Entre la suppression des PEC, la baisse de la Ligne budgétaire unique pour le logement et les coupes dans la formation professionnelle, c'est entre 600 et 800 millions d'euros de moins injectés dans l'économie réunionnaise", il déplore.

À quelques semaines de la rentrée scolaire, la commune assure poursuivre ses travaux de réorganisation et promet de communiquer auprès des familles dès qu'un dispositif définitif aura été arrêté.

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vg / www.imazpress.com / [email protected]

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