Cancer du sein : dès septembre, les malades de l'est de La Réunion pourront être opérés au GHER

  • Publié le 11 juillet 2026 à 02:59
auto palpation

À La Réunion en 2024, 519 cas positifs de cancer du sein ont été détectés. Selon la direction du CHU de La Réunion, c'est dans l'est de l'île que les personnes sont le plus touchées. Jusqu'à présent, les malades devaient se rendre dans le nord et le sud pour se faire soigner. À la rentrée de septembre, ils pourront être opérés et suivis au Groupement hospitalier Est Réunion (GHER) de Saint-Benoît (Photo : www.imazpress.com)

"Pendant longtemps, les patients ont dû se déplacer pour bénéficier des prises en charge, mais aujourd'hui les compétences permettent de construire un parcours plus proche du domicile des patients", souligne Jean-Marc Péquin, président du Conseil de surveillance du GHER.

Pour Roland Sihou, président de la Commission des usagers, "c'est un projet important". Écoutez.

Lire aussi - GHER : un déficit réduit de plus de 3 millions d'euros et de nouveaux projets pour les patients de l'est de l'île

- Une offre de soins pour l'Est "nécessaire" pour les patient(e)s touché(e)s par le cancer du sein -

Ce projet de chirurgie du cancer du sein est "fondamental et innovant car le cancer du sein est le 1er cancer qui touche la femme à La Réunion", souligne le Docteur Vincent Balaya, chirurgien en cancérologie.

Un projet qui fait intervenir trois institutions : le GHER, le CHU et le Docteur Carrasset de la clinique Sainte-Clotilde (Saint-Denis).

S'il n'était pas envisageable avant, c'est parce que le GHER n'avait pas l'avis favorable de l'Agence régionale de santé (ARS) pour l'agrément du cancer du sein sur le secteur est. Chose désormais, accordée.

Une offre de soins est "nécessaire en termes de santé publique", dit le praticien. "En termes également d'équité et d'équilibre territorial", ajoute-t-il. Écoutez.

- Des délais raccourcis pour la prise en charge des malades -

Ce projet permet surtout de réduire la pris en charge des malades. "Le facteur de prise en charge entre les symptômes, le diagnostic, la première consultation et les traitements est majeure", dit le Docteur Vincent Balaya.

Le chirurgien en cancérologie ajoute : "un patient qui présente un symptôme, une boule au niveau du sein aura la possibilité d'avoir une mammographie dans des délais raisonnables et rapide, en cas d'anomalie une biopsie peut être réalisée dans les 24 à 48 heures et la consultation d'annonce du résultat peut se faire dans un délai de 7 jours maximum".

Si ces étapes sont allongées, "cela peut être délétère pour le malade", dit-il. Écoutez.

Désormais, les malades pourront se faire opérer directement sur place pour retirer la tumeur et, si besoin, pourront, grâce à l'équipe de chirurgie plastique, avoir une reconstruction mammaire.

Lire aussi - Cancer du sein : le dépistage, un geste qui peut vous sauver la vie

- Détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10 - 

À la Réunion, en 2024, sur les 30.000 dépistages effectués, 519 cas positifs de cancer du sein ont été recensés. Dans 80 % des cas, les femmes touchées ont plus de 50 ans.

Sur notre île, 2.900 femmes sont suivies en surveillances et 1.700 femmes sont actuellement dans un parcours de soin actif pour un cancer du sein.

Le dépistage organisé du cancer du sein s’inscrit dans le cadre d’un programme national. Il est recommandé aux femmes de 50 à 74 ans, sans facteur de risque personnel ni familial. Chaque année, l’assurance maladie envoie des invitations à ces femmes, seule 44 % d’entre elles y répondent favorablement. 

Dans ce cas, la mammographie est prise en charge à 100%, sans avance de frais.

Les femmes et hommes peuvent également s'autopalper. Une femme qui regarderait sa poitrine tous les jours dans le miroir "et voit une grosseur, un téton rentré, une texture qui n'existait pas avant, pourrait lui attirer l'attention sur quelque chose qui peut se passer dans le sein", expliquait le Docteur Anca Birsan, chirurgienne-oncologue, responsable du département chirurgie-oncologie au CHU Nord (Saint-Denis) à Imaz Press.

Les professionnels de santé préconisent de faire cela une fois par mois, "juste après les règles, car avant les femmes ont une tension mammaire", indique la chirurgienne-oncologue.

Visuellement ou après palpation, si la personne constate quelque chose d'anormal, consultez le médecin traitant, le ou la gynécologue ou un(e) sage-femme.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

guest
0 Commentaires