Ce dimanche 3 juillet 2016 au soir, bon nombre de Français ont rĂȘvĂ© bleu blanc rouge aprĂšs le choc France-Islande. A La RĂ©union le dĂ©calage horaire n'a pas arrĂȘtĂ© les mordus de foot. Dans les rues de Saint-Denis, beaucoup ont avouĂ© avoir veillĂ© tard ... et avoir eu du mal Ă assurer leurs obligations ce matin. Alors que d'autres ont carrĂ©ment dĂ©clarĂ© forfait, pour ĂȘtre sĂ»r d'arriver Ă l'heure Ă leurs rendez-vous
Mathieu, employĂ© dâun snack, nâa pas regardĂ© le match pour pouvoir se rĂ©veiller Ă 6 heures. Par contre sa collĂšgue, Elsa, Ă©tait devant son Ă©cran jusquâĂ la 92Ăšme minute (les 90 minutes du match et les deux minutes de temps additionnel). Lâheure tardive nâa pas refroidi la supportrice, mais elle sait que la fatigue se fera sentir dans la journĂ©e.
Mathilde sâest arrĂȘtĂ©e Ă la 45Ăšme minute. Avec 4 buts Ă 0 pour la France, elle Ă©tait sĂ»re de dormir sur ses deux oreilles...
A 9 heures ce lundi matin, rue MarĂ©chal Leclerc, Fabrice Ă©pluche son ananas pour ses jus de fruits frais. Dans le gaz, il dĂ©crit lâambiance survoltĂ©e de sa soirĂ©e foot. Mais pour lui, le plus fatigant câest la troisiĂšme mi-temps !
Hubert, lui, est patron de bar. Alors, se coucher tard il a lâhabitude, mais ce matin il sâest levĂ© âavec la satisfaction de voir lâĂ©quipe de France aller plus loinâ.
Pour Dimitri, câest aussi une question dâhabitude. Il a suivi lâEuro Ă la loupe et commence le travail dans un magasin dâarticles sportifs Ă 9 heures tous les jours. Il plaint ceux qui doivent se lever plus tĂŽt ce lundi matin.
" On est tellement excitĂ© quâon a pas envie dâaller dormir quoi. AprĂšs câest le rĂ©veil qui est difficile " confesse Robert accoudĂ© au bar oĂč il est venu boire un cafĂ©.
Et puis il y a ceux qui nâont pas pu ĂȘtre Ă lâheure ce lundi matin âŠ
Gael par exemple, il nâa pas manquĂ© une miette du match. ConsĂ©quence ? Il est arrivĂ© en retard au collĂšge. Son seul regret, les deux buts encaissĂ©s par les hommes de Deschamps.
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Amoureux des Bleus ou accros au foot, ils ont luttĂ© contre la fatigue pour admirer le spectacle sur gazon. " Je suis pour la France jusquâau bout ! Ăa ne dure pas longtemps, ça dure un mois, câest pas un mois qui va nous tuer " relativise Antoine, un cafĂ© Ă la main.
Pour les supporters/trices tricolores, mieux vaut récupérer ces heures de sommeil avant le prochain rendez-vous : jeudi à 23 heures pour le choc France-Allemagne en demi-finale.
Morgane Tomas pour www.ipreunion.com






